Auteur/autrice : CH91

 

Pisteur 2A par Orson Scott Card

Fiche de Pisteur 2A

Titre : Pisteur 2A (Tome 2A sur 3 – Pisteur)
Auteur : Orson Scott Card
Date de parution : 2012
Traduction : M. Jacquet
Editeur : J’ai lu

Première page de Pisteur 2A

« Rigg fut le premier à sentir le cours d’eau.
Miche était un vieil habitué des champs de bataille, Olivenko un garde moins chevronné, mais pas un bleu non plus, et Umbo avait pour sa part grandi à Gué-de-la-Chute – autant dire au fond d’un trou !
Seul Rigg avait arpenté les forêts des hauts plateaux qui dominaient le Surplomb, piégeant les animaux pour leur fourrure tandis que celui qu’il nommait Père l’instruisait de tout et de rien – et beaucoup trop à son goût ! Il reniflait l’eau aussi sûrement que ses proies. Bien avant qu’ils n’atteignent la crête d’une pente herbeuse, il savait déjà que, là, au pli des collines, il trouverait un ruisseau. Un mince filet, sans arbres pour le border sur ce sol minéral.
Il allongea le pas.
« Stop », le freina le sacrifiable nommé Vadesh. »

Extrait de : O.S Card. « Pisteur. »

Pisteur 1B par Orson Scott Card

Fiche de Pisteur 1B

Titre : Pisteur 1B (Tome 1B sur 3 – Pisteur)
Auteur : Orson Scott Card
Date de parution : 2010
Traduction : M. Jacquet
Editeur : J’ai lu

Première page de Pisteur 1B

«  On s’est fait prendre dans un hoquet, nota le sacrifiable. En gros, tout ce qu’on ne voulait pas… Dans un hoquet, qui sait ce qui peut vous arriver ? La plupart des calculateurs ont misé sur un découpage net du vaisseau ou sa disparition pure et simple… »
Ram avait épluché un à un les comptes rendus générés pour chaque centimètre carré de vaisseau. « Pourtant, ni découpage ni disparition… On est intacts.
— Plus qu’intacts, nuança le sacrifiable.
— Comment ça, “plus qu’intacts” ? s’étonna Ram.
— Dix-huit copies de notre vaisseau ont franchi la contraction, et nous en plus. »
Ram tenta de visualiser la scène. »

Extrait de : O.S Card. « Pisteur. »

Pisteur 1A par Orson Scott Card

Fiche de Pisteur 1A

Titre : Pisteur 1A (Tome 1A sur 3 – Pisteur)
Auteur : Orson Scott Card
Date de parution : 2010
Traduction : M. Jacquet
Editeur : J’ai lu

Première page de Pisteur 1A

« Rigg et Père posaient généralement les pièges ensemble car, des deux, c’était Rigg qui avait le truc pour repérer les traces des proies traquées.
Les yeux de Père y étaient insensibles – jamais il n’avait su percevoir ces fines traînées scintillantes qui zébraient l’air au passage des êtres vivants. Pour Rigg, elles avaient toujours fait partie du paysage. Bleu éclatant pour les plus fraîches, vertes ensuite, puis jaunes, avant de virer au rouge pour les plus anciennes.
Tout petit déjà, il en avait saisi la signification, car tout le monde en laissait dans son sillage. À leur couleur s’ajoutait une signature, que Rigg avait appris à déchiffrer au fil des ans. D’un coup d’œil, il pouvait ainsi distinguer l’homme de l’animal, une espèce d’une autre. En se concentrant bien, il pouvait même les isoler pour n’en suivre qu’une en particulier, humaine ou animale. »

Extrait de : O.S Card. « Pisteur. »

La rédemption de Christophe Colomb par Orson Scott Card

Fiche de La rédemption de Christophe Colomb

Titre : La rédemption de Christophe Colomb (Tome 1 sur 1 – Observatoire du temps)
Auteur : Orson Scott Card
Date de parution : 1996
Traduction : A. Mousnier-Lompré
Editeur : L’Atalante

Première page de La rédemption de Christophe Colomb

« UNE FOIS SEULEMENT, Colomb désespéra d’accomplir son voyage. Ce fut la nuit du 23 août, dans le port de Las Palmas, sur l’île de Grande-Canarie.

Après des années de lutte, les trois caravelles avaient enfin quitté Palos, pour se heurter presque aussitôt à des ennuis. À force de fréquenter tant de prêtres et de gentilshommes des cours d’Espagne et du Portugal qui lui faisaient risette puis essayaient de l’abattre dès qu’il avait le dos tourné, Colomb avait eu du mal à se convaincre qu’il ne s’agissait pas de sabotage lorsque le gouvernail de la Pinta s’était détaché et avait failli se briser. Après tout, Quintero, le propriétaire du navire, était tellement inquiet de voir son petit bâtiment lancé dans cette aventure qu’il s’était enrôlé à bord en tant que simple marin, rien que pour garder l’œil sur son bien ; et Pinzón avait confié à Colomb avoir vu un groupe d’hommes rassemblés à la poupe de la Pinta au moment où l’on mettait à la voile. »

Extrait de : O.S Card. « La rédemption de Christophe Colomb – Observatoire du temps. »

Père des Pierres par Orson Scott Card

Fiche de Père des Pierres

Titre : Père des Pierres (Tome 3 sur 3 – Les mages de Westil)
Auteur : Orson Scott Card
Date de parution : 2007
Traduction : J.D. Brèque
Editeur : L’Atalante

Première page de Père des Pierres

« À sa naissance, Ruisselet avait reçu un nom d’eau bien qu’il n’y ait jamais eu de sorcier des eaux dans sa famille.
Dans l’ancien temps, on ne donnait un tel nom qu’aux bébés destinés à être sacrifiés à Yeggut, le dieu de l’eau. Par la suite, on en donna à ceux qui deviendraient des prêtres de Yeggut. Encore plus tard, ces noms aqueux allèrent aux enfants dont les familles revendiquaient un aquamage parmi leurs ancêtres.
Mais à présent, dans le village de Farzibeck, on donnait un nom aqueux au nouveau-né dont la mère aimait tel ruisseau des environs, ou dont le père avait un ami portant le nom en question. Vu la proximité de Mitherhome, la grande cité des aquamages, il n’était guère surprenant que les noms aqueux soient populaires, même chez les paysans les plus frustes.
Ruisselet était destiné à devenir le plus fruste de tous, étant le neuvième fils et le quinzième rejeton d’une fermière qui avait le don d’être toujours prête à concevoir des enfants et de les porter comme si ses reins étaient un torrent et chaque bébé une crue de printemps. »

Extrait de : O.S Card. « Père-des-Pierre – Les mages de Westil. »

Le voleur de portes par Orson Scott Card

Fiche de Le voleur de portes

Titre : Le voleur de portes (Tome 2 sur 3 – Les mages de Westil)
Auteur : Orson Scott Card
Date de parution : 2013
Traduction : J.D. Brèque
Editeur : L’Atalante

Première page de Le voleur de portes

« Certain jour de novembre, en début d’après-midi, à supposer que vous vous soyez garé devant Kenney Burgers à Buena Vista, Virginie, ou que vous veniez d’entrer dans la trattoria de Nick, ou encore chez Todd, réputé pour son barbecue, vous auriez pu jeter un regard distrait en direction du lycée Parry McCluer, en haut de la colline. Après tout, il faut bien regarder quelque part, hein ?

Vous n’auriez pas manqué d’apercevoir un truc qui s’envolait de l’école. Un truc qui ressemblait à un ado. Oui, ça battait des bras. Et ça secouait les jambes. C’était bien un être humain.

Il file comme une fusée, jusqu’à atteindre mille cinq cents mètres d’altitude. Puis il se fige dans les airs. Assez longtemps pour qu’on le remarque.

Et voilà qu’il redescend. Et il ne se contente pas de tomber en chute libre, non, il fonce vers le sol. À cette vitesse, il va sûrement se tuer.

Vous n’en croyez pas vos yeux. Alors vous restez fasciné pendant quelques secondes, et soudain ça recommence ! Trop loin pour dire si c’est le même ado ou bien un autre. »

Extrait de : O.S Card. « Le Voleur de Portes – Les mages de Westil. »

La porte perdue par Orson Scott Card

Fiche de La porte perdue

Titre : La porte perdue (Tome 1 sur 3 – Les mages de Westil)
Auteur : Orson Scott Card
Date de parution : 2011
Traduction : J.D. Brèque
Editeur : L’Atalante

Première page de La porte perdue

« Danny North avait grandi entouré de fées, de fantômes, d’animaux parlants, de pierres vivantes, d’arbres ambulants et de dieux capables d’invoquer les vents et de faire tomber la pluie, de créer le feu à partir de l’air et de faire jaillir le fer des profondeurs de la terre aussi facilement que le commun des mortels tire l’eau de son puits.

Les North vivaient dans un domaine au sein d’une vallée abritée de l’ouest de la Virginie et la plupart d’entre eux n’allaient jamais en ville, car ces dieux-là avaient un peu honte d’être obligés de vendre leurs récoltes et d’acheter leurs provisions comme des gens ordinaires. Les mariages au sein de la famille s’étaient multipliés au fil des siècles, tant et si bien qu’un enfant appelait tous les adultes tante et oncle et que ceux-ci parlaient de tous les enfants comme des « cousins ».

Aux yeux des dizaines et des dizaines de « cousins » North, la ville était quelque chose de lointain, comme l’« océan », l’« espace » et le « Gouvernement ». Le seul moment où ils s’en souciaient, c’était pendant les cours, quand ils devaient répondre correctement aux questions sous peine de recevoir un coup de règle de tante Tweng ou de tante Uck. »

Extrait de : O.S Card. « La Porte perdue – Les mages de Westil. »

La voie obscure par Guy Gavriel Kay

Fiche de La voie obscure

Titre : La voie obscure (Tome 3 sur 3 – La tapisserie de Fionavar)
Auteur : Guy Gavriel Kay
Date de parution : 1986
Traduction : E. Vonarburg
Editeur : J’ai lu

Première page de La voie obscure

«  Connais-tu ton désir le plus profond ? »

Kim Ford était étudiante, autrefois, trop jeune pour l’université et trop jeune pour son âge, quand on lui avait posé cette question devant un cappuccino, lors d’un premier rendez-vous. Elle en avait été fort impressionnée. Plus tard, ayant beaucoup perdu de sa naïveté, elle avait souvent souri à ce souvenir, en se rappelant comme ce garçon avait été près de se retrouver dans son lit sur la simple foi d’une bonne réplique et de son aisance avec les serveurs dans un restaurant chic. Mais elle n’avait jamais oublié la question.

Et à l’instant présent, guère plus âgée mais néanmoins dotée de cheveux blancs, et aussi loin de son univers qu’elle pouvait l’imaginer, Kim en possédait la réponse.

Son désir le plus profond, c’était de voir mourir d’une mort immédiate et douloureuse l’homme barbu penché sur elle, avec ses tatouages verts sur le front et les joues. »

Extrait de : G.G Kay. « La Tapisserie de Fionavar – La voie obscure. »

Le feu vagabond par Guy Gavriel Kay

Fiche de Le feu vagabond

Titre : Le feu vagabond (Tome 2 sur 3 – La tapisserie de Fionavar)
Auteur : Guy Gavriel Kay
Date de parution : 1986
Traduction : E. Vonarburg
Editeur : J’ai lu

Première page de Le feu vagabond

« L’hiver arrivait. La neige de la nuit précédente n’avait pas fondu et saupoudrait les arbres dénudés. À son réveil, ce matin-là, Toronto se retrouvait vêtue et maquillée de blanc, et c’était seulement le mois de novembre.

Devant les volutes symétriques de l’hôtel de ville, Dave Martyniuk traversait la place Nathan Philips en marchant avec la plus grande prudence et en regrettant de ne pas avoir mis ses bottes. Tout en manœuvrant vers l’entrée du restaurant sur le trottoir d’en face, il constata avec une certaine surprise que les trois autres l’attendaient déjà.

« Un nouveau costume, Dave ! » dit Kevin Laine dont le regard vif ne manquait rien. « Quand est-ce arrivé ?

— Salut, tout le monde, répondit Dave. Je l’ai acheté la semaine dernière. Je ne peux quand même pas porter les mêmes vestes de velours côtelé toute l’année, n’est-ce pas ? »

Extrait de : G.G Kay. « Le feu vagabond – La tapisserie de Fionavar. »

L’arbre de l’été par Guy Gavriel Kay

Fiche de L’arbre de l’été

Titre : L’arbre de l’été (Tome 1 sur 3 – La tapisserie de Fionavar)
Auteur : Guy Gavriel Kay
Date de parution : 1984
Traduction : E. Vonarburg
Editeur : J’ai lu

Première page de L’arbre de l’été

« Pendant les brèves périodes de calme qui survinrent par la suite, la question refit surface : pourquoi eux ? Il y avait une réponse facile, qui avait trait à Ysanne au bord de son lac, mais ne répondait pas à la question la plus importante. Kimberly aux cheveux devenus blancs, dirait qu’elle pouvait sentir la lueur obscure d’un dessein lorsqu’elle scrutait ses souvenirs, mais nul n’est besoin d’être prophétesse pour juger après coup de la trame changeante de la Tapisserie, et Kim, de toute façon, était un cas spécial.

Seuls les départements techniques n’avaient pas terminé leur session ; les cours et les sentiers ombragés du campus de l’Université de Toronto auraient dû être déserts en ce début de mai, surtout un vendredi soir. Que le plus vaste des espaces libres ne le fût pas justifiait la décision des organisateurs du Second Colloque international sur les Celtes ; en agençant le programme pour accommoder certains conférenciers importants, on avait couru le risque de voir une bonne partie de l’auditoire potentiel disparaître sur les chemins de l’été avant le début du colloque. »

Extrait de : G.G Kay. « La Tapisserie de Fionavar – L’Arbre de l’Eté. »