Auteur/autrice : CH91
La chasse aux magiciens par Katherine Kurtz

Fiche de La chasse aux magiciens
Titre : La chasse aux magiciens (tome 2 sur 3 – La trilogie des magiciens – Les Derynis)
Auteur : Katherine Kurtz
Date de parution : 1973
Traduction : G. Abadia
Editeur : Pocket
Première page de La chasse aux magiciens
« Il y a trois choses qui défient toute prédiction : les caprices d’une femme, le contact du doigt du diable, et le climat de Gwynedd en mars.
Triades de saint Vénerie
Le mois de mars, depuis toujours, est un mois de tempêtes dans les Onze Royaumes. Il apporte la neige, qui descend en rafales de l’immense mer du Nord, pour recouvrir les montagnes argentées d’une dernière couche d’hiver et pour tourbillonner sur les hauts plateaux de l’Est, avant de descendre sur la grande plaine de Gwynedd où elle se change en pluie.
Mars est un mois pour le moins frivole. Dernier retranchement de l’hiver contre le printemps à venir, c’est aussi l’annonciateur des premiers verdissements et des premières crues qui inondent périodiquement les terres basses du centre. Il lui arrive d’être doux, quoique la chose ne se soit pas récemment produite. Mais c’est quand même le mois du printemps, et il donne alors aux hommes l’espoir – même mince – que l’hiver finira, cette année, un peu plus tôt que d’habitude. Cela s’est d’ailleurs déjà produit à l’occasion. »
Extrait de : K. Kurtz. « La chasse aux magiciens – La trilogie des magiciens – Les Derynis. »
Le réveil des magiciens par Katherine Kurtz

Fiche de Le réveil des magiciens
Titre : Le réveil des magiciens (tome 1 sur 3 – La trilogie des magiciens – Les Derynis)
Auteur : Katherine Kurtz
Date de parution : 1970
Traduction : G. Abadia
Editeur : Pocket
Première page de Le réveil des magiciens
« Brion d’Haldane, roi de Gwynedd, prince de Meara et seigneur des Marches Pourpres, retint son cheval d’un geste vif au sommet de la colline et scruta l’horizon.
Il n’était pas particulièrement grand, bien que son port de roi et son élégance féline eussent persuadé plus d’un adversaire en puissance qu’il avait la stature d’un géant. Il est vrai que ses ennemis avaient rarement le temps de remarquer ce détail pratique.
Sombre, mince, les tempes à peine grisonnantes, la barbe noire taillée avec précision, il imposait d’emblée le respect par sa seule présence dans une pièce. Quand il parlait, que ce soit sur le ton sec de l’autorité ou celui, plus subtil, de la douce persuasion, les hommes l’écoutaient et lui obéissaient.
Et si les belles paroles ne suffisaient pas à les convaincre, bien souvent c’était la persuasion de l’acier qui le faisait. Le fourreau usé de la large épée qu’il portait au côté l’attestait amplement, tout comme la fine dague attachée à son poignet dans une gaine de daim noir. »
Extrait de : K. Kurtz. « Le réveil des magiciens – La trilogie des magiciens – Les Derynis. »
Le prince félon par Katherine Kurtz

Fiche de Le prince félon
Titre : Le prince félon (tome 3 sur 3 – La trilogie des héritiers – Les Derynis)
Auteur : Katherine Kurtz
Date de parution : 1994
Traduction : M. Zachayus
Editeur : Pocket
Première page de Le prince félon
« À l’aube, le crachin persistant de la veille avait laissé place à un ciel presque dégagé. En cette journée de juin de l’an de grâce 928, le temps restait maussade.
C’était la septième année de règne de Rhys Michael Alister Haldane, roi de Gwynedd.
Deux femmes avaient bravé le froid pour se rendre sur le chemin de ronde du château. Dans un abri confortable, elles ôtèrent leurs manteaux bordés de fourrure. De cet angle d’observation privilégié, elles reprirent leur « garde ».
Pour guetter le retour des hommes, c’était un poste idéal. Au sud s’étendait à perte de vue la plaine de Iomaire. À l’est, les brumes des contreforts des monts Rhelljan festonnaient les abords du défilé Coldoire, d’une importance stratégique cruciale. »
Extrait de : K. Kurtz. « Le prince félon – La trilogie des héritiers – Les Derynis. »
L’année du roi Javan par Katherine Kurtz

Fiche de L’année du roi Javan
Titre : L’année du roi Javan (tome 2 sur 3 – La trilogie des héritiers – Les Derynis)
Auteur : Katherine Kurtz
Date de parution : 1992
Traduction : M. Zachayus
Editeur : Pocket
Première page de L’année du roi Javan
« Peu après l’aube, en ce jour de juin qui promettait d’être chaud, l’enfant chargée de veiller sur le perchoir aux pigeons gravit les derniers barreaux de l’échelle et parvint sur une toiture plate.
Envahie par des buissons de ronces de la taille d’arbrisseaux, la vieille tour carrée qui se dressait à flanc de coteau semblait à l’abandon. Ce qui subsistait des créneaux paraissait prêt à s’effondrer à la première tempête. Pourtant, la tour abritait des activités clandestines dont l’importance eût choqué les habitants de la contrée.
Seanna MacGregor et ses pigeons y étaient pour une modeste part. Des dizaines de volatiles au plumage rayé caquetaient derrière les grillages de leur prison.
L’orbe blanc du soleil levant illuminait l’horizon. Les yeux plissés, Seanna repoussa en arrière les mèches échappées de sa natte. Il n’y avait pas un souffle d’air. Habituellement, les pigeons ne voyageaient pas de nuit. Ce matin, deux spécimens sautillaient sur les parapets, le cou ondulant au gré de leurs roucoulements. »
Extrait de : K. Kurtz. « L’année du roi Javan – La trilogie des héritiers – Les Derynis. »
Le calvaire de Gwynedd par Katherine Kurtz

Fiche de Le calvaire de Gwynedd
Titre : Le calvaire de Gwynedd (tome 1 sur 3 – La trilogie des héritiers – Les Derynis)
Auteur : Katherine Kurtz
Date de parution : 1989
Traduction : M. Zachayus
Editeur : Pocket
Première page de Le calvaire de Gwynedd
« Une flamme de poing lévitait dans le passage exigu, devançant Evaine MacRorie. Elle baignait de vieil argent la blondeur de la jeune femme.
Les ténèbres reflétaient ses idées noires – plus insistantes de bon matin. À peine avait-elle fermé l’œil de la nuit. Seuls son frère Joram et elle connaissaient le secret du havre michaelite qui avait été leur foyer, douze ans plus tôt. Alors, ils s’étaient battus pour un roi.
Mais Cinhil était mort maintenant…
Evaine et les siens consacraient leurs ressources – non négligeables, ainsi que les régents du royaume l’avaient appris à leurs dépens – à la préservation du fameux secret.
La jeune femme traversa un rideau de lumière opalescente, puis poussa une porte… La minuscule cellule où elle donnait accès était une source d’espoir et de terreur. »
Extrait de : K. Kurtz. « Le calvaire de Gwynedd – La trilogie des héritiers – Les Derynis. »
Roi de mort par Katherine Kurtz

Fiche de Roi de mort
Titre : Roi de mort (tome 3 sur 3 – La trilogie des rois – Les Derynis)
Auteur : Katherine Kurtz
Date de parution : 1981
Traduction : M. Zachayus
Editeur : Pocket
Première page de Roi de mort
« Les pattes de mouche caractéristiques de l’écriture d’un des scribes du château couraient sur une feuille de vélin couleur crème. Au premier coup d’œil, le lecteur jugea le texte anodin – de simples recommandations procédurières en vue d’une énième commission royale. Puis il remarqua les subtiles tournures de phrase et se tourna vers ses compagnons :
— Murdoch, j’en reste pantois. C’est brillant. Nous n’aurions pu espérer mieux. Néanmoins, il ne le signera jamais.
— C’est déjà fait, objecta le baron de sa voix nasale, tendant le parchemin à un troisième homme. Je l’ai glissé parmi d’autres documents hier. Ceci est une copie.
Le cadet du groupe parcourut le texte des yeux sans qu’un détail lui échappe. C’était un don intellectuel étrange pour un guerrier de sa trempe. Avec sa carrure d’athlète, le baron Rhun de Horthness, trente-deux ans, était l’étoile montante de l’armée de Gwynedd. Par ses amis comme par ses ennemis, son sourire de prédateur l’avait fait surnommer Rhun l’Implacable. »
Extrait de : K. Kurtz. « Roi de mort – La trilogie des rois – Les Derynis. »
Roi de douleur par Katherine Kurtz

Fiche de Roi de douleur
Titre : Roi de douleur (tome 2 sur 3 – La trilogie des rois – Les Derynis)
Auteur : Katherine Kurtz
Date de parution : 1979
Traduction : M. Zachayus
Editeur : Pocket
Première page de Roi de douleur
« Six mois plus tôt, Ariella de Festil, enceinte des œuvres de son frère, le roi déchu Imre, avait fui Valoret pour chercher refuge à l’est, dans le royaume de Torenth.
Avec ses enfants – Joram, Evaine et Rhys – et Alister Cullen, le vicaire général de l’Ordre de Saint-Michael (l’âme religieuse de la Restauration), le seigneur deryni Camber MacRorie avait été le principal artisan de l’accession au trône de Cinhil Haldane, vainqueur d’Imre grâce à ses nouveaux pouvoirs magiques.
La reine ayant récemment donné naissance à des jumeaux mâles pour remplacer un premier né trop tôt assassiné par un séide d’Imre, le trône des Haldanes s’affermissait.
Toujours réticent à oublier son ancien style de vie monacal, le roi semblait accepter peu à peu de jouer son nouveau rôle.
En dépit de cette évolution positive, Camber MacRorie savait que le chapitre qui mettrait fin aux exactions des Festils restait à écrire. Mais cela serait impossible tant qu’Ariella et le bâtard d’Imre vivraient encore. »
Extrait de : K. Kurtz. « Roi de douleur – La trilogie des rois – Les Derynis. »
Roi de folie par Katherine Kurtz

Fiche de Roi de folie
Titre : Roi de folie (tome 1 sur 3 – La trilogie des rois – Les Derynis)
Auteur : Katherine Kurtz
Date de parution : 1976
Traduction : G. Abadia
Editeur : Pocket
Première page de Roi de folie
« Lorsque commença le règne de Kelson Ier, il était une légende depuis plus de deux cents ans, tour à tour respecté, vénéré puis craint.
Mais qui était l’homme qu’on appelait Camber de Culdi ? Qui était-il avant de devenir un saint – et un démon ?
Fut-il, comme le prétendit plus tard la légende, le grand responsable de la terreur et des atrocités associées à l’Interrègne deryni ? L’apothéose du mal incarné ? Ou cet homme avait-il un autre visage, lui qui était appelé à devenir une véritable légende de son vivant, un saint après sa mort et une malédiction pour les générations futures ?
Qui était donc en réalité Camber de Culdi ?
Les rares sources derynies ayant survécu jusqu’au règne de Kelson nous apprennent que Camber MacRorie, plus qu’aucun autre homme, fut responsable de la fin de la dynastie festillienne du IXe siècle. Ses enfants et lui, en ces temps chaotiques, avaient découvert que les impressionnants pouvoirs et attributs derynis étaient susceptibles, dans certains cas précis, d’être donnés à des humains. La vieille Maison des Haldanes fut restaurée en 904 sur le trône de Gwynedd, et durant un peu plus d’une décennie, humains et Derynis vécurent dans une relative harmonie. »
Extrait de : K. Kurtz. « Roi de folie – La trilogie des rois – Les Derynis. »
Oeuvres de Dickens par Charles Dickens

Fiche de Oeuvres
Titre : Oeuvres
Auteur : Charles Dickens
Date de parution : 2012
Traduction :
Editeur : Editions La Bibliothèque Digitale
Sommaire de Oeuvres :
- Aventures de Monsieur Pickwick – Tome 1
- Aventures de Monsieur Pickwick – Tome 2
- Barnabé Rudge – Tome 1
- Barnabé Rudge – Tome 2
- Cantique de Noël
- David Copperfield – Tome 1
- David Copperfield – Tome 2
- L’abîme
- Le grillon du foyer
- Le magasin d’antiquités – Tome 1
- Le magasin d’antiquités – Tome 2
- Le signaleur
- Les conteurs à la ronde
- Les grandes espérances
- Les temps difficiles
- Oliver Twist
- Vie et aventures de Martin Chuzzlewit – Tome 1
- Vie et aventures de Martin Chuzzlewit – Tome 2
- Vie et aventures de Nicolas Nickeby – Tome 1
- Vie et aventures de Nicolas Nickeby – Tome 2
Les temps difficiles par Charles Dickens

Fiche de Les temps difficiles
Titre : Les temps difficiles
Auteur : Charles Dickens
Date de parution : 1854
Traduction : W. Hugues
Editeur : Bibebook
Première page de Les temps difficiles
« Or, ce que je veux, ce sont des faits. Enseignez des faits à ces garçons et à ces filles, rien que des faits. Les faits sont la seule chose dont on ait besoin ici-bas. Ne plantez pas autre chose et déracinez-moi tout le reste. Ce n’est qu’au moyen des faits qu’on forme l’esprit d’un animal qui raisonne : le reste ne lui servira jamais de rien. C’est d’après ce principe que j’élève mes propres enfants, et c’est d’après ce principe que j’élève les enfants que voilà. Attachez-vous aux faits, monsieur ! »
La scène se passe dans une salle d’école nue, monotone et sépulcrale, et le petit doigt carré de l’orateur donnait de l’énergie à ses observations en soulignant chaque sentence sur la manche du maître d’école. L’énergie était encore augmentée par le front imposant de l’orateur, mur carré qui avait les sourcils pour base, tandis que les yeux trouvaient un logement commode dans deux caves obscures, ombragées par le mur en question ; l’énergie était encore augmentée par la bouche large, mince et sévère de l’orateur ; l’énergie était encore augmentée par le ton inflexible, dur et dictatorial de l’orateur. »
Extrait de : C. Dickens. « Les temps difficiles. »