Catégorie : Livres
Chindi par Jack McDevitt

Fiche de Chindi
Titre : Chindi (Tome 3 sur 4 – Les machines de Dieu)
Auteur : Jack McDevitt
Date de parution : 2002
Traduction : F. Reichert
Editeur : L’atalante
Première page de Chindi
« Juin 2220
Le Benjamin L. Martin – le Benny pour son capitaine et ses passagers – orbitait autour d’une étoile à neutrons (no VV651107 du catalogue), à la limite de son territoire de surveillance, lorsqu’il entra dans les manuels d’histoire.
Son capitaine était Michael Langley, six fois marié et père de trois enfants, ex-drogué réhabilité, étudiant en théologie, comédien et musicien amateur, avocat radié du barreau. Langley semblait avoir vécu une demi-douzaine d’existences différentes au bas mot, ce qui, bien entendu, n’était pas trop difficile dans la mesure où une remarquable vitalité n’était pas rare au cours du second, voire du troisième siècle.
L’équipe de reconnaissance du vaisseau se composait de onze spécialistes de diverses branches, physiciens, géologues, planétologues, climatologues et autres experts en quelques domaines ésotériques. »
Extrait de : J. McDevitt. « Les machines de Dieu – Chindi. »
Deepsix par Jack McDevitt

Fiche de Deepsix
Titre : Deepsix (Tome 2 sur 4 – Les machines de Dieu)
Auteur : Jack McDevitt
Date de parution : 2001
Traduction : F. Reichert
Editeur : L’atalante
Première page de Deepsix
« 1er octobre 2204
« Ils sont entrés par là. » Sherry pointa du doigt.
L’après-midi était mortellement calme et silencieuse. Le soleil roulait dans un ciel sans nuages. Ce n’était pas, bien sûr, un soleil très brillant. Le poudreux Nuage de Quiveras, au sein duquel ce système stellaire avait dérivé pendant trois mille ans, le lui interdisait. Randall Nightingale observa les arbres qui l’entouraient, le fleuve et la plaine qui s’étiraient derrière lui et médita sur la rareté des jours d’été à l’équateur.
Il se repassa les cris dans sa tête. Et le staccato des déflagrations du pulseur.
Cookie, son pilote, était en train de vérifier son arme. Tatia secouait la tête en se demandant comment Cappy avait pu se montrer assez stupide pour s’éloigner. Elle était rousse, jeune et taciturne. Son expression habituellement affable avait viré au maussade. »
Extrait de : J. McDevitt. « Les machines de Dieu – Deepsix. »
Les machines de Dieu par Jack McDevitt

Fiche de Les machines de Dieu
Titre : Les machines de Dieu (Tome 1 sur 4 – Les machines de Dieu)
Auteur : Jack McDevitt
Date de parution : 1994
Traduction : A. Robert
Editeur : L’atalante
Première page de Les machines de Dieu
« Japet. Dimanche 12 février 2197, 08 h 45 GMT.
C’était une statue de roche et de glace. Elle se dressait sereinement dans ce morne champ de neige, créature onirique aux griffes doucement incurvées, aux yeux irréels, campée dans une pose souple. Ses lèvres rondes et presque sensuelles s’entrouvraient. Priscilla Hutchins ne comprenait pas ce qui, dans cette sculpture, lui inspirait un tel malaise. Il y avait plus que l’aspect carnassier de la créature, la menace latente de ses doigts ongulés, la félinité de ses membres inférieurs dans la lumière blafarde. Ce n’était pas seulement son attitude vaguement agressive ou son emplacement, perdu au milieu de cette plaine désolée, éclairée par les anneaux de Saturne en ce mois d’octobre.
Ce sentiment semblait plutôt suscité par cet intérêt affiché pour le monde en frange, par-delà les crêtes et les mamelons qui s’échelonnaient à l’ouest. Cette expression gravée dans ses traits, à jamais figée par la glace, qu’elle n’aurait su décrire autrement que par les termes de « férocité métaphysique ». »
Extrait de : J. McDevitt. « Les machines de Dieu – Les machines de Dieu. »
Les épées de l’effroi par Vernon Lee

Fiche de La voix maudite
Titre : Les épées de l’effroi
Auteur : Vernon Lee
Date de parution : 1955
Traduction : M. Chrestien
Editeur : Marabout
Sommaire de Les épées de l’effroi
- Le Prince Alberic et la Dame Serpente
- Le coffre de la mariée
- Amour dure
- Une voix maléfique
- La légende de madame Krasinska
- La vierge aux sept poignards
Première page de Le Prince Alberic et la Dame Serpente
« Le premier acte d’hostilité du vieux duc Balthazar contre la Dame Serpente, à l’existence de qui, bien entendu, il ne croyait pas, coïncida avec l’arrivée à Luna des tapisseries exécutées sur les cartons du célèbre Lebrun, offertes par Sa Très Chrétienne Majesté le Roi Louis XIV. Ces Gobelins, qui représentaient le mariage d’Alexandre et de Roxane, furent placés dans la salle du trône ainsi que dans la plus belle des pièces donnant sur le jardin de rocaille aménagé, en 1680, par le duc Balthazar Caria. En conséquence, les tapisseries déjà existantes, les tentures de soie, les miroirs peints par Marius des Fleurs furent transférés dans d’autres appartements, ce qui entraîna le réaménagement général du Palais Rouge de Luna. »
Extrait de : V. Lee. « Les épées de l’effroi. »
La voix maudite par Vernon Lee

Fiche de La voix maudite
Titre : La voix maudite
Auteur : Vernon Lee
Date de parution : 2001
Traduction : S. Geoffroy-Menoux
Editeur : Terre de brume
Sommaire de La voix maudite
- Winthrop, fantaisie musicale
- La voix maudite
- La vierge aux sept poignards
Première page de Winthrop, fantaisie musicale
« Comme tous les habitués de la villa S. nous savions que Winthrop était un homme étrange ; mais aucun de nous, j’en suis sûr, ne l’aurait cru capable des excentricités dont nous avons été témoins. C’était un mercredi soir, en septembre dernier.
Depuis son arrivée à Florence, Winthrop comptait parmi les familiers les plus fidèles de la villa de la comtesse S., et plus nous le connaissions, plus nous appréciions son tempérament fantasque. Malgré son extrême jeunesse, il était de toute évidence déjà remarquablement doué pour la peinture. Cependant, de l’avis général, pour exceptionnel qu’il fût, son génie était condamné à l’échec. Winthrop était d’un naturel trop sensible et trop instable pour s’atteler méthodiquement à quelque tâche que ce
fût. »
Extrait de : V. Lee. « La voix maudite. »
La maison de Zeor par Jacqueline Lichtenberg

Fiche de La maison de Zeor
Titre : La maison de Zeor – Le monde des mutants
Auteur : Jacqueline Lichtenberg
Date de parution : 1974
Traduction : F. Levie-Howe
Editeur : Marabout
Première page de La maison de Zeor
« NOUVELLE AFFECTATION
Hugh Valleroy faisait les cent pas, sans se soucier de la boue qu’il envoyait sur les bottes du commissaire de district de la Police fédérale.
Blotti sous une étroite saillie, ce dernier, Stacy Hawkins, observait son meilleur agent opérationnel perdre lentement son calme. Les deux hommes attendaient depuis plus d’une demi-heure sous la pluie glaciale de cette nuit d’octobre. Hawkins savait que New Washington aurait sa peau si cette mission échouait, mission dont la réussite dépendait principalement des nerfs d’acier de Hugh Valleroy.
Au-delà de la rive lointaine, un cheval hennit. Les eaux tumultueuses attaquaient sauvagement l’île minuscule sur laquelle ils patientaient. Un autre cheval répondit au premier par un hennissement bref. Valleroy s’immobilisa, la tête tournée dans la direction du bruit : le territoire des Simes, de l’autre côté du fleuve.
– Ne t’inquiète pas. L’unique moyen d’atteindre cette île est l’ancien tunnel. »
Extrait de : J. Lichtenberg. « La Maison de Zeor. »
Au carrefour des étoiles par Clifford D. Simak

Fiche d’Au carrefour des étoiles
Titre : Au carrefour des étoiles (nouvelle traduction)
Auteur : Clifford D. Simak
Date de parution : 1963
Traduction : P.-P. Durastanti
Editeur : Nouveaux millénaires
Première page d’Au carrefour des étoiles
« Le vacarme avait cessé. La fumée dérivait en fines volutes de brouillard gris au-dessus de la terre torturée, des clôtures fracassées, des pêchers retaillés en cure-dents par la canonnade. Pour l’heure, le silence, sinon la paix, s’imposait à ces quelques kilomètres carrés sur lesquels des hommes, un peu plus tôt, braillaient, s’entredéchiraient avec frénésie, livraient un combat ancestral et, désormais, gisaient, épuisés.
Pendant un temps infini, il y avait eu les mugissements du tonnerre roulant d’un horizon à l’autre, les gouttes de terre jaillies dans le ciel, les chevaux hurlant, les hommes criant de leurs voix rauques ; le métal qui sifflait, le bruit sourd qui ponctuait le sifflement ; le feu dévorant qui aveuglait, l’acier qui brillait ; et les couleurs héroïques claquant au vent de la bataille.
Désormais le calme prévalait.
Mais le silence, cette fausse note, ne pouvait régner sur ce champ, sur cette journée, et bientôt les plaintes et les râles le rompirent, ainsi que les suppliques, pour de l’eau, pour de l’aide – des cris, des sanglots, des appels qui retentiraient des heures durant sous le soleil estival. »
Extrait de : C. D. Simak. « Au carrefour des étoiles (nouvelle traduction). »
Les planètes meurent aussi par B. J. Bayley

Fiche de Les planètes meurent aussi
Titre : Les planètes meurent aussi
Auteur : B. J. Bayley
Date de parution : 1972
Traduction : M. Deutsch
Editeur : Le Masque
Première page de Les planètes meurent aussi
« Si les nouvelles qu’apportait Jundrak étaient incertaines, son arrivée, elle, ne laissait nulle place au doute. Il surgit, hurlant de toutes ses tubulures, le long de la glissante à longue portée. À deux années-lumière de Smorn, il coupa les moteurs pour accomplir le reste du parcours galactique à une vitesse transcendantale. Enfin, il inversa le flux énergétique, ce qui eut pour effet de l’immobiliser brutalement.
La manœuvre avait été précise. Stabilisé au-dessus du camp que Peredan avait établi cinquante ans auparavant, il n’eut même pas besoin de modifier sa position d’un mètre. L’atmosphère avait une limpidité de cristal et il distinguait avec une netteté étonnante le minuscule empire du prince-prétendant, qui s’étalait à quelques centaines de mètres au-dessous de lui.
Le spectacle était conforme à son attente : tout était tiré au cordeau, bariolé et témoignait d’une fébrile agitation. »
Extrait de : B. J. Bayley. « Les planètes meurent aussi. »
Le dieu de la guerre par Alain Paris

Fiche de Le dieu de la guerre
Titre : Le dieu de la guerre
Auteur : Alain Paris
Date de parution : 1989
Editeur : Fleuve noir
Première page de Le dieu de la guerre
« Hastings. 14 octobre 1066
Commencée à neuf heures du matin, indécise durant une partie de la journée, la bataille était virtuellement perdue pour les Normands, en milieu d’après-midi.
Au carrefour des routes de Hastings et de Sedlescombe, au sommet d’une colline très pentue, Harold avait fait planter ses deux étendards, sa bannière personnelle ainsi que le Dragon du Wessex. À son côté, ses frères Gyrth et Leofwine attendaient le moment propice pour rejoindre les hommes de leur fyrd, thanes à cheval et piétailles, et les lancer à la curée.
Sept mille hommes composaient la force saxonne. Cette armée était disposée en une profonde phalange de dix rangs. Bouclier contre bouclier, maniant la lourde hache de combat, les Saxons occupaient un front d’un peu moins de six cents mètres situé entre un ruisseau assez profond et le carrefour des routes. Les huscarls, la garde personnelle d’Harold, constituaient la réserve. »
Extrait de : A. Paris. « Le dieu de la guerre. »
La dame de Palerme par Alain Paris

Fiche de La dame de Palerme
Titre : La dame de Palerme
Auteur : Alain Paris
Date de parution : 1998
Editeur : Succes du livre
Première page de La dame de Palerme
« En cette grise matinée de la mi-novembre 1265, froidure et pluie glacée engourdissaient la Ville éternelle, ce qui ne dissuada nullement les Romains de descendre dans les rues afin d’apercevoir, ne fût-ce qu’un bref instant, l’homme que les vœux de trois papes successifs avaient attiré en Italie.
Il n’était pas question, comme du temps des Césars, de centaines de milliers de citoyens se pressant le long de la via triomphalis pour accueillir quelque proconsul de retour d’une campagne victorieuse en Gaule, en Égypte ou en Arménie. Aucun arc de triomphe ne se dressait sur la route s’étirant du pont Saint-Ange au Capitole, aucun chœur n’entonnait de chants de bienvenue et l’on n’avait tendu d’une maison à l’autre ni étoffes de soie ni tapis. Mais le spectacle n’en valait pas moins le déplacement.
Bien que l’armée des croisés campât à quelques lieues de la ville, cinquante cavaliers seulement escortaient le héros du jour. »
Extrait de : A. Paris. « La dame de Palerme. »