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La porte perdue par Orson Scott Card

Fiche de La porte perdue

Titre : La porte perdue (Tome 1 sur 3 – Les mages de Westil)
Auteur : Orson Scott Card
Date de parution : 2011
Traduction : J.D. Brèque
Editeur : L’Atalante

Première page de La porte perdue

« Danny North avait grandi entouré de fées, de fantômes, d’animaux parlants, de pierres vivantes, d’arbres ambulants et de dieux capables d’invoquer les vents et de faire tomber la pluie, de créer le feu à partir de l’air et de faire jaillir le fer des profondeurs de la terre aussi facilement que le commun des mortels tire l’eau de son puits.

Les North vivaient dans un domaine au sein d’une vallée abritée de l’ouest de la Virginie et la plupart d’entre eux n’allaient jamais en ville, car ces dieux-là avaient un peu honte d’être obligés de vendre leurs récoltes et d’acheter leurs provisions comme des gens ordinaires. Les mariages au sein de la famille s’étaient multipliés au fil des siècles, tant et si bien qu’un enfant appelait tous les adultes tante et oncle et que ceux-ci parlaient de tous les enfants comme des « cousins ».

Aux yeux des dizaines et des dizaines de « cousins » North, la ville était quelque chose de lointain, comme l’« océan », l’« espace » et le « Gouvernement ». Le seul moment où ils s’en souciaient, c’était pendant les cours, quand ils devaient répondre correctement aux questions sous peine de recevoir un coup de règle de tante Tweng ou de tante Uck. »

Extrait de : O.S Card. « La Porte perdue – Les mages de Westil. »

Ender Wiggin par Orson Scott Card

Fiche de Ender Wiggin

Titre : Ender Wiggin – Premières rencontres (Hors Série – Le cycle d’Ender)
Auteur : Orson Scott Card
Date de parution : 2005
Traduction : F. Bury
Editeur : L’Atalante

Sommaire de Ender Wiggin

  • Le petit polonais
  • L’étudiant
  • La stratégie Enfer
  • Conseiller financier

Première page de Le petit polonais

« Jean-Paul détestait l’école. Sa mère faisait de son mieux, mais comment aurait-elle pu rien lui apprendre alors qu’elle avait huit autres enfants – six à qui elle devait faire classe et deux petits bébés à materner ?

Ce que Jean-Paul détestait le plus, c’est qu’elle s’entêtait à vouloir lui apprendre ce qu’il savait déjà. Elle lui imposait des lignes d’écriture, de copier et recopier des lettres pendant qu’elle enseignait des choses intéressantes à ses aînés. Aussi Jean-Paul s’efforçait-il de comprendre la bouillie d’informations qu’il tirait de leurs conversations. De vagues notions de géographie – il avait appris le nom de dizaines de nations et leur capitale sans bien savoir ce qu’était une nation. Des rudiments de mathématiques – elle rabâchait les polynômes à Anna qui ne paraissait même pas essayer de comprendre, mais cela permettait à Jean-Paul d’assimiler la démarche. Toutefois il apprenait machinalement, sans la moindre idée de ce que cela signifiait réellement. »

Extrait de : O.S Card. « Premières rencontres – Le cycle d’Ender. »

Ender l’exil par Orson Scott Card

Fiche de Ender l’exil

Titre : Ender l’exil (Hors Série – Le cycle d’Ender)
Auteur : Orson Scott Card
Date de parution : 2008
Traduction : F. Bury
Editeur : L’Atalante

Première page de Ender l’exil

« Theresa Wiggin était assise sur son lit, la lettre de Graff à la main.

« Appelé à « témoigner ». Ce qui implique de le placer sous les projecteurs en tant que… quoi ? Héros ? Ou monstre, plutôt, puisque certains sénateurs décrient déjà l’exploitation des enfants.

— Ça lui apprendra à sauver l’espèce humaine, répondit John Paul, son mari.

— Ce n’est pas le moment de faire de l’esprit.

— Theresa, sois raisonnable. J’ai autant envie que toi de voir Ender rentrer à la maison.

— Non, répondit-elle férocement. Tu ne saignes pas chaque jour tellement il te manque. »

Elle sut à l’instant même où elle tenait ces propos qu’elle se montrait injuste envers lui et elle se couvrit les yeux en secouant la tête.

À son honneur, il comprit et s’abstint d’ergoter avec elle sur ce qu’il ressentait ou non. »

Extrait de : O.S. Card. « Ender L’exil – Le cycle d’Ender. »

Ender préludes par Orson Scott Card

Fiche de Ender préludes

Titre : Ender préludes (Hors Série – Le cycle d’Ender)
Auteur : Orson Scott Card
Date de parution : 2007
Traduction : P.-A. Sicard
Editeur : J’ai lu

Sommaire de Ender préludes

  • Mazer en prison
  • Joli garçon
  • Le tricheur
  • Un cadeau pour Ender
  • Une guerre de dons

Première page de Mazer en prison

«  Meilleur espoir de l’humanité » était un boulot minable.

D’accord, la paie était royale, mais elle s’accumulait dans une banque, là-bas, sur Terre. Ici, pas de magasins.

Ni même de trottoirs.

Ni aucun autre endroit où marcher. Quand la gym officielle consiste en des stimulations électriques, pour entretenir les muscles, suivies de violents tours dans une centrifugeuse, pour préserver les os, le train-train quotidien n’a rien de folichon.

Aux yeux de Mazer Rackham, c’était comme une punition pour avoir gagné la dernière guerre.

Les doryphores avaient tenté d’envahir la Terre. À la suite de leur défaite, la Flotte Internationale avait étudié leur technologie pour concevoir de nouveaux vaisseaux. Puis, aussi vite qu’elle avait pu les construire, elle les avait lancés vers le monde natal des envahisseurs et leurs planètes-colonies.

Mazer, cependant, ne se trouvait dans aucun de ces vaisseaux-là. Autrement, il n’aurait pas été si seul. Il aurait eu des gens à qui parler – les pilotes de chasse, l’équipage. Des primates avec des visages, des mains, des voix, des odeurs… Était-ce vraiment trop demander ? »

Extrait de : O.S Card. « Ender Préludes – Le cycle d’Ender. »

Les enfants de l’esprit par Orson Scott Card

Fiche de Les enfants de l’esprit

Titre : Les enfants de l’esprit (Tome 4 sur 4 – Le cycle d’Ender)
Auteur : Orson Scott Card
Date de parution : 1996
Traduction : J.M Chambon
Editeur : J’ai lu

Première page de Les enfants de l’esprit

« Si Wang-mu s’avança. Le jeune homme nommé Peter lui prit la main et la guida dans le vaisseau spatial. La porte se referma derrière eux.

Wang-mu s’assit sur l’un des sièges pivotants de la petite salle aux parois métalliques. Elle regarda autour d’elle, s’attendant à voir quelque chose de nouveau et d’étrange. Or, les parois métalliques mises à part, elle aurait pu se trouver dans un quelconque bureau sur la planète La Voie. C’était propre, mais sans exagération. Meublé de manière très fonctionnelle. Elle avait vu des hologrammes de vaisseaux en déplacement : des vaisseaux de combats aérodynamiques et des navettes entrant et sortant de l’atmosphère ; des vaisseaux aux énormes structures arrondies frôlant la vitesse de la lumière autant que la matière le permettait. D’un côté, la puissance affûtée d’une aiguille, de l’autre la puissance destructrice d’une masse de forgeron. Mais dans cette salle, point de démonstration de puissance. Il s’agissait d’une simple salle. »

Extrait de : O.S Card. « Les enfants de l’esprit – Le cycle d’Ender. »

Xenocide par Orson Scott Card

Fiche de Xenocide

Titre : Xenocide (Tome 3 sur 4 – Le cycle d’Ender)
Auteur : Orson Scott Card
Date de parution : 1991
Traduction : B. Sigaud
Editeur : J’ai lu

Première page de Xenocide

« Han Fei-tzu était assis dans la position du lotus à même le plancher de bois près du lit où reposait son épouse souffrante. Se pouvait-il qu’il ait dormi si longtemps ? Il n’en était pas sûr. Mais à présent il constatait un léger changement dans la respiration de sa femme, changement aussi subtil que l’air déplacé par les ailes d’un papillon.

Jiang-qing avait dû elle aussi détecter comme un changement chez lui, parce qu’elle n’avait pas parlé de longtemps et qu’elle parlait maintenant. D’une voix très douce. Mais Han Fei-tzu l’entendait distinctement, car la maison était silencieuse. Il avait requis de ses amis et serviteurs qu’ils fassent silence pendant le crépuscule de la vie de Jiang-qing. On aurait loisir de faire du bruit tout au long de la nuit à venir, quand plus une seule syllabe étouffée ne
passerait ses lèvres.

— Pas encore morte, dit-elle.

C’est ainsi qu’elle l’avait accueilli chaque fois qu’elle s’était réveillée ces derniers jours. Ces paroles lui avaient d’abord semblé fantasques ou ironiques, mais il savait désormais qu’elle exprimait ainsi sa déception. C’est la mort qu’elle désirait à présent, non qu’elle n’ait pas aimé la vie, mais parce que la mort était maintenant inévitable et qu’il faut accueillir à bras ouverts ce qui ne se peut éviter. Telle était la Voie. »

Extrait de : O.S Card. « Xenocide – Le cycle d’Ender. »

La voix des morts par Orson Scott Card

Fiche de La voix des morts

Titre : La voix des morts (Tome 2 sur 4 – Le cycle d’Ender)
Auteur : Orson Scott Card
Date de parution : 1986
Traduction : D. Lemoine
Editeur : J’ai lu

Première page de La voix des morts

« En l’an 1830, après la constitution du Congrès Stellaire, un vaisseau éclaireur automatisé transmit un rapport par ansible : La planète qu’il examinait entrait tout à fait dans le cadre des paramètres de l’existence humaine. La planète la plus proche ayant un problème de population était Bahia : le Congrès Stellaire lui accorda une autorisation d’exploration.

Ainsi, les premiers êtres humains qui posèrent le pied sur ce nouveau monde parlaient portugais, étaient de culture brésilienne et de religion catholique. En 1886, ils descendirent de leur navette, se signèrent et baptisèrent la planète : Lusitania, ancien nom du Portugal. Ils entreprirent de répertorier la flore et la faune. Cinq jours plus tard, ils constatèrent que les petits animaux des forêts qu’ils avaient appelés porquinhos – petits cochons – n’étaient absolument pas des animaux.

Pour la première fois, depuis le Xénocide des Doryphores par le monstrueux Ender, les êtres humains avaient découvert des êtres intelligents. »

Extrait de : O.S Card. « La voix des morts – Le cycle d’Ender. »

La stratégie Ender par Orson Scott Card

Fiche de La stratégie Ender

Titre : La stratégie Ender (Tome 1 sur 4 – Le cycle d’Ender)
Auteur : Orson Scott Card
Date de parution : 1977
Traduction : D. Lemoine
Editeur : J’ai lu

Première page de La stratégie Ender

« La femme responsable du moniteur sourit avec beaucoup de gentillesse, lui ébouriffa les cheveux et dit :

— Andrew, je présume que tu en as plus qu’assez de cet horrible moniteur. Eh bien, je vais t’annoncer une bonne nouvelle. Le moniteur va disparaître aujourd’hui même. Nous allons le retirer, tout simplement, et tu ne sentiras rien du tout.

Ender hocha la tête. Elle avait menti, bien entendu, en disant qu’il ne sentirait rien. Mais, comme les adultes disaient toujours cela lorsqu’ils allaient lui faire mal, il pouvait estimer que cette affirmation était une prédiction exacte de l’avenir. Parfois, il était plus facile de se fier aux mensonges qu’à la vérité.

— Alors, Andrew, viens t’asseoir sur la table d’auscultation, si tu veux bien. Le docteur arrivera
dans un moment. »

Extrait de : O.S Card. « La Stratégie Ender – Le cycle d’Ender. »

Les rejetons de l’ombre par Orson Scott Card

Fiche de Les rejetons de l’ombre

Titre : Les rejetons de l’ombre (Tome 5 sur 5 – La saga des ombres)
Auteur : Orson Scott Card
Date de parution : 2011
Traduction : A. Mousnier-Lompré
Editeur : L’Atalante

Première page de Les rejetons de l’ombre

« Le vaisseau Hérodote quitta la Terre en 2210 avec quatre passagers ; il accéléra pour parvenir aussi vite que possible à une vitesse proche de celle de la lumière, puis conserva cette allure et laissa la relativité faire son œuvre.
À bord de l’Hérodote, un peu plus de cinq années s’étaient écoulées ; sur Terre, quatre cent vingt et une.
À bord de l’Hérodote, les trois enfants âgés de treize mois avaient désormais six ans, et le Géant avait dépassé de deux ans son espérance de vie.
Sur Terre, on avait lancé des vaisseaux pour fonder quatre-vingt-treize colonies, en commençant par les mondes naguère tenus par les doryphores pour s’étendre aux autres planètes habitables au fur et à mesure qu’elles étaient découvertes.
À bord de l’Hérodote, les enfants étaient petits pour leur âge mais plus intelligents que la normale, comme le Géant en son temps, car chez tous la clé d’Anton avait été activée, à la fois défaut et amélioration génétiques. Leur intelligence dépassait dans tous les domaines celle des meilleurs spécialistes, sans qu’ils souffrent de la débilitation de l’autisme. Mais ils grandissaient sans cesse ; à vingt-deux ans, ils auraient la taille du Géant, et le Géant serait mort depuis longtemps – car il était à l’agonie, et, à son décès, les enfants se retrouveraient seuls. »

Extrait de : O.S Card. « Les rejetons de l’ombre – Saga des ombres. »

L’ombre du géant par Orson Scott Card

Fiche de L’ombre du géant

Titre : L’ombre du géant (Tome 4 sur 5 – La saga des ombres)
Auteur : Orson Scott Card
Date de parution : 2005
Traduction : A. Mousnier-Lompré
Editeur : L’Atalante

Première page de L’ombre du géant

« Han Tzu attendit que la voiture blindée eût disparu avant de s’aventurer dans la rue encombrée de piétons et de cyclistes. Dans la foule, on peut devenir invisible à condition de se déplacer dans la même direction qu’elle, or Han Tzu n’y arrivait plus parfaitement depuis son retour en Chine de l’École de guerre.

Il ne donnait pas l’impression d’aller contre le courant, non, mais plutôt de le couper en biais, comme s’il se guidait sur une carte du monde complètement différente de ceux qui l’entouraient.

Il quitta donc la porte de son immeuble, en évitant les vélos et en se frayant un chemin dans la multitude qui marchait d’un pas pressé à la poursuite de ses dizaines de milliers de buts individuels, pour accéder au petit restaurant de l’autre côté de la rue. »

Extrait de : O.S Card. « L’ombre du géant – Saga des ombres. »