Étiquette : auteur-Card

 

La rédemption de Christophe Colomb par Orson Scott Card

Fiche de La rédemption de Christophe Colomb

Titre : La rédemption de Christophe Colomb (Tome 1 sur 1 – Observatoire du temps)
Auteur : Orson Scott Card
Date de parution : 1996
Traduction : A. Mousnier-Lompré
Editeur : L’Atalante

Première page de La rédemption de Christophe Colomb

« UNE FOIS SEULEMENT, Colomb désespéra d’accomplir son voyage. Ce fut la nuit du 23 août, dans le port de Las Palmas, sur l’île de Grande-Canarie.

Après des années de lutte, les trois caravelles avaient enfin quitté Palos, pour se heurter presque aussitôt à des ennuis. À force de fréquenter tant de prêtres et de gentilshommes des cours d’Espagne et du Portugal qui lui faisaient risette puis essayaient de l’abattre dès qu’il avait le dos tourné, Colomb avait eu du mal à se convaincre qu’il ne s’agissait pas de sabotage lorsque le gouvernail de la Pinta s’était détaché et avait failli se briser. Après tout, Quintero, le propriétaire du navire, était tellement inquiet de voir son petit bâtiment lancé dans cette aventure qu’il s’était enrôlé à bord en tant que simple marin, rien que pour garder l’œil sur son bien ; et Pinzón avait confié à Colomb avoir vu un groupe d’hommes rassemblés à la poupe de la Pinta au moment où l’on mettait à la voile. »

Extrait de : O.S Card. « La rédemption de Christophe Colomb – Observatoire du temps. »

Père des Pierres par Orson Scott Card

Fiche de Père des Pierres

Titre : Père des Pierres (Tome 3 sur 3 – Les mages de Westil)
Auteur : Orson Scott Card
Date de parution : 2007
Traduction : J.D. Brèque
Editeur : L’Atalante

Première page de Père des Pierres

« À sa naissance, Ruisselet avait reçu un nom d’eau bien qu’il n’y ait jamais eu de sorcier des eaux dans sa famille.
Dans l’ancien temps, on ne donnait un tel nom qu’aux bébés destinés à être sacrifiés à Yeggut, le dieu de l’eau. Par la suite, on en donna à ceux qui deviendraient des prêtres de Yeggut. Encore plus tard, ces noms aqueux allèrent aux enfants dont les familles revendiquaient un aquamage parmi leurs ancêtres.
Mais à présent, dans le village de Farzibeck, on donnait un nom aqueux au nouveau-né dont la mère aimait tel ruisseau des environs, ou dont le père avait un ami portant le nom en question. Vu la proximité de Mitherhome, la grande cité des aquamages, il n’était guère surprenant que les noms aqueux soient populaires, même chez les paysans les plus frustes.
Ruisselet était destiné à devenir le plus fruste de tous, étant le neuvième fils et le quinzième rejeton d’une fermière qui avait le don d’être toujours prête à concevoir des enfants et de les porter comme si ses reins étaient un torrent et chaque bébé une crue de printemps. »

Extrait de : O.S Card. « Père-des-Pierre – Les mages de Westil. »

Le voleur de portes par Orson Scott Card

Fiche de Le voleur de portes

Titre : Le voleur de portes (Tome 2 sur 3 – Les mages de Westil)
Auteur : Orson Scott Card
Date de parution : 2013
Traduction : J.D. Brèque
Editeur : L’Atalante

Première page de Le voleur de portes

« Certain jour de novembre, en début d’après-midi, à supposer que vous vous soyez garé devant Kenney Burgers à Buena Vista, Virginie, ou que vous veniez d’entrer dans la trattoria de Nick, ou encore chez Todd, réputé pour son barbecue, vous auriez pu jeter un regard distrait en direction du lycée Parry McCluer, en haut de la colline. Après tout, il faut bien regarder quelque part, hein ?

Vous n’auriez pas manqué d’apercevoir un truc qui s’envolait de l’école. Un truc qui ressemblait à un ado. Oui, ça battait des bras. Et ça secouait les jambes. C’était bien un être humain.

Il file comme une fusée, jusqu’à atteindre mille cinq cents mètres d’altitude. Puis il se fige dans les airs. Assez longtemps pour qu’on le remarque.

Et voilà qu’il redescend. Et il ne se contente pas de tomber en chute libre, non, il fonce vers le sol. À cette vitesse, il va sûrement se tuer.

Vous n’en croyez pas vos yeux. Alors vous restez fasciné pendant quelques secondes, et soudain ça recommence ! Trop loin pour dire si c’est le même ado ou bien un autre. »

Extrait de : O.S Card. « Le Voleur de Portes – Les mages de Westil. »

La porte perdue par Orson Scott Card

Fiche de La porte perdue

Titre : La porte perdue (Tome 1 sur 3 – Les mages de Westil)
Auteur : Orson Scott Card
Date de parution : 2011
Traduction : J.D. Brèque
Editeur : L’Atalante

Première page de La porte perdue

« Danny North avait grandi entouré de fées, de fantômes, d’animaux parlants, de pierres vivantes, d’arbres ambulants et de dieux capables d’invoquer les vents et de faire tomber la pluie, de créer le feu à partir de l’air et de faire jaillir le fer des profondeurs de la terre aussi facilement que le commun des mortels tire l’eau de son puits.

Les North vivaient dans un domaine au sein d’une vallée abritée de l’ouest de la Virginie et la plupart d’entre eux n’allaient jamais en ville, car ces dieux-là avaient un peu honte d’être obligés de vendre leurs récoltes et d’acheter leurs provisions comme des gens ordinaires. Les mariages au sein de la famille s’étaient multipliés au fil des siècles, tant et si bien qu’un enfant appelait tous les adultes tante et oncle et que ceux-ci parlaient de tous les enfants comme des « cousins ».

Aux yeux des dizaines et des dizaines de « cousins » North, la ville était quelque chose de lointain, comme l’« océan », l’« espace » et le « Gouvernement ». Le seul moment où ils s’en souciaient, c’était pendant les cours, quand ils devaient répondre correctement aux questions sous peine de recevoir un coup de règle de tante Tweng ou de tante Uck. »

Extrait de : O.S Card. « La Porte perdue – Les mages de Westil. »

Ender Wiggin par Orson Scott Card

Fiche de Ender Wiggin

Titre : Ender Wiggin – Premières rencontres (Hors Série – Le cycle d’Ender)
Auteur : Orson Scott Card
Date de parution : 2005
Traduction : F. Bury
Editeur : L’Atalante

Sommaire de Ender Wiggin

  • Le petit polonais
  • L’étudiant
  • La stratégie Enfer
  • Conseiller financier

Première page de Le petit polonais

« Jean-Paul détestait l’école. Sa mère faisait de son mieux, mais comment aurait-elle pu rien lui apprendre alors qu’elle avait huit autres enfants – six à qui elle devait faire classe et deux petits bébés à materner ?

Ce que Jean-Paul détestait le plus, c’est qu’elle s’entêtait à vouloir lui apprendre ce qu’il savait déjà. Elle lui imposait des lignes d’écriture, de copier et recopier des lettres pendant qu’elle enseignait des choses intéressantes à ses aînés. Aussi Jean-Paul s’efforçait-il de comprendre la bouillie d’informations qu’il tirait de leurs conversations. De vagues notions de géographie – il avait appris le nom de dizaines de nations et leur capitale sans bien savoir ce qu’était une nation. Des rudiments de mathématiques – elle rabâchait les polynômes à Anna qui ne paraissait même pas essayer de comprendre, mais cela permettait à Jean-Paul d’assimiler la démarche. Toutefois il apprenait machinalement, sans la moindre idée de ce que cela signifiait réellement. »

Extrait de : O.S Card. « Premières rencontres – Le cycle d’Ender. »

Ender l’exil par Orson Scott Card

Fiche de Ender l’exil

Titre : Ender l’exil (Hors Série – Le cycle d’Ender)
Auteur : Orson Scott Card
Date de parution : 2008
Traduction : F. Bury
Editeur : L’Atalante

Première page de Ender l’exil

« Theresa Wiggin était assise sur son lit, la lettre de Graff à la main.

« Appelé à « témoigner ». Ce qui implique de le placer sous les projecteurs en tant que… quoi ? Héros ? Ou monstre, plutôt, puisque certains sénateurs décrient déjà l’exploitation des enfants.

— Ça lui apprendra à sauver l’espèce humaine, répondit John Paul, son mari.

— Ce n’est pas le moment de faire de l’esprit.

— Theresa, sois raisonnable. J’ai autant envie que toi de voir Ender rentrer à la maison.

— Non, répondit-elle férocement. Tu ne saignes pas chaque jour tellement il te manque. »

Elle sut à l’instant même où elle tenait ces propos qu’elle se montrait injuste envers lui et elle se couvrit les yeux en secouant la tête.

À son honneur, il comprit et s’abstint d’ergoter avec elle sur ce qu’il ressentait ou non. »

Extrait de : O.S. Card. « Ender L’exil – Le cycle d’Ender. »

Ender préludes par Orson Scott Card

Fiche de Ender préludes

Titre : Ender préludes (Hors Série – Le cycle d’Ender)
Auteur : Orson Scott Card
Date de parution : 2007
Traduction : P.-A. Sicard
Editeur : J’ai lu

Sommaire de Ender préludes

  • Mazer en prison
  • Joli garçon
  • Le tricheur
  • Un cadeau pour Ender
  • Une guerre de dons

Première page de Mazer en prison

«  Meilleur espoir de l’humanité » était un boulot minable.

D’accord, la paie était royale, mais elle s’accumulait dans une banque, là-bas, sur Terre. Ici, pas de magasins.

Ni même de trottoirs.

Ni aucun autre endroit où marcher. Quand la gym officielle consiste en des stimulations électriques, pour entretenir les muscles, suivies de violents tours dans une centrifugeuse, pour préserver les os, le train-train quotidien n’a rien de folichon.

Aux yeux de Mazer Rackham, c’était comme une punition pour avoir gagné la dernière guerre.

Les doryphores avaient tenté d’envahir la Terre. À la suite de leur défaite, la Flotte Internationale avait étudié leur technologie pour concevoir de nouveaux vaisseaux. Puis, aussi vite qu’elle avait pu les construire, elle les avait lancés vers le monde natal des envahisseurs et leurs planètes-colonies.

Mazer, cependant, ne se trouvait dans aucun de ces vaisseaux-là. Autrement, il n’aurait pas été si seul. Il aurait eu des gens à qui parler – les pilotes de chasse, l’équipage. Des primates avec des visages, des mains, des voix, des odeurs… Était-ce vraiment trop demander ? »

Extrait de : O.S Card. « Ender Préludes – Le cycle d’Ender. »

Les enfants de l’esprit par Orson Scott Card

Fiche de Les enfants de l’esprit

Titre : Les enfants de l’esprit (Tome 4 sur 4 – Le cycle d’Ender)
Auteur : Orson Scott Card
Date de parution : 1996
Traduction : J.M Chambon
Editeur : J’ai lu

Première page de Les enfants de l’esprit

« Si Wang-mu s’avança. Le jeune homme nommé Peter lui prit la main et la guida dans le vaisseau spatial. La porte se referma derrière eux.

Wang-mu s’assit sur l’un des sièges pivotants de la petite salle aux parois métalliques. Elle regarda autour d’elle, s’attendant à voir quelque chose de nouveau et d’étrange. Or, les parois métalliques mises à part, elle aurait pu se trouver dans un quelconque bureau sur la planète La Voie. C’était propre, mais sans exagération. Meublé de manière très fonctionnelle. Elle avait vu des hologrammes de vaisseaux en déplacement : des vaisseaux de combats aérodynamiques et des navettes entrant et sortant de l’atmosphère ; des vaisseaux aux énormes structures arrondies frôlant la vitesse de la lumière autant que la matière le permettait. D’un côté, la puissance affûtée d’une aiguille, de l’autre la puissance destructrice d’une masse de forgeron. Mais dans cette salle, point de démonstration de puissance. Il s’agissait d’une simple salle. »

Extrait de : O.S Card. « Les enfants de l’esprit – Le cycle d’Ender. »

Xenocide par Orson Scott Card

Fiche de Xenocide

Titre : Xenocide (Tome 3 sur 4 – Le cycle d’Ender)
Auteur : Orson Scott Card
Date de parution : 1991
Traduction : B. Sigaud
Editeur : J’ai lu

Première page de Xenocide

« Han Fei-tzu était assis dans la position du lotus à même le plancher de bois près du lit où reposait son épouse souffrante. Se pouvait-il qu’il ait dormi si longtemps ? Il n’en était pas sûr. Mais à présent il constatait un léger changement dans la respiration de sa femme, changement aussi subtil que l’air déplacé par les ailes d’un papillon.

Jiang-qing avait dû elle aussi détecter comme un changement chez lui, parce qu’elle n’avait pas parlé de longtemps et qu’elle parlait maintenant. D’une voix très douce. Mais Han Fei-tzu l’entendait distinctement, car la maison était silencieuse. Il avait requis de ses amis et serviteurs qu’ils fassent silence pendant le crépuscule de la vie de Jiang-qing. On aurait loisir de faire du bruit tout au long de la nuit à venir, quand plus une seule syllabe étouffée ne
passerait ses lèvres.

— Pas encore morte, dit-elle.

C’est ainsi qu’elle l’avait accueilli chaque fois qu’elle s’était réveillée ces derniers jours. Ces paroles lui avaient d’abord semblé fantasques ou ironiques, mais il savait désormais qu’elle exprimait ainsi sa déception. C’est la mort qu’elle désirait à présent, non qu’elle n’ait pas aimé la vie, mais parce que la mort était maintenant inévitable et qu’il faut accueillir à bras ouverts ce qui ne se peut éviter. Telle était la Voie. »

Extrait de : O.S Card. « Xenocide – Le cycle d’Ender. »

La voix des morts par Orson Scott Card

Fiche de La voix des morts

Titre : La voix des morts (Tome 2 sur 4 – Le cycle d’Ender)
Auteur : Orson Scott Card
Date de parution : 1986
Traduction : D. Lemoine
Editeur : J’ai lu

Première page de La voix des morts

« En l’an 1830, après la constitution du Congrès Stellaire, un vaisseau éclaireur automatisé transmit un rapport par ansible : La planète qu’il examinait entrait tout à fait dans le cadre des paramètres de l’existence humaine. La planète la plus proche ayant un problème de population était Bahia : le Congrès Stellaire lui accorda une autorisation d’exploration.

Ainsi, les premiers êtres humains qui posèrent le pied sur ce nouveau monde parlaient portugais, étaient de culture brésilienne et de religion catholique. En 1886, ils descendirent de leur navette, se signèrent et baptisèrent la planète : Lusitania, ancien nom du Portugal. Ils entreprirent de répertorier la flore et la faune. Cinq jours plus tard, ils constatèrent que les petits animaux des forêts qu’ils avaient appelés porquinhos – petits cochons – n’étaient absolument pas des animaux.

Pour la première fois, depuis le Xénocide des Doryphores par le monstrueux Ender, les êtres humains avaient découvert des êtres intelligents. »

Extrait de : O.S Card. « La voix des morts – Le cycle d’Ender. »