Catégorie : Livres
Dangerous Women 1 par Gardner R. Dozois et George R. R. Martin
Fiche de Dangerous Women 1
Titre : Dangerous Women 1
Auteur : Gardner R. Dozois et George R. R. Martin
Date de parution : 2013
Traduction : B. Kuntzer
Editeur : J’ai lu
Sommaire de Dangerous Women 1
- Desperada par J. Abercrombie
- Cocktail explosif par J. Butcher
- Catcher Jésus par J. R. Lansdale
- Je sais comment les choisir par L. Block
- Des ombres pour Silence dans les forêts de l’Enfer par B. Sanderson
- La fille du miroir par L. Grossman
- Annoncer la sentence par S. M. Stirling
- Nommer la bête par S. Sykes
- La princesse et la reine, ou les noirs et les verts par G. R. R. Martin
Première page de Desperada
« Farouche éperonna sa monture. Les jambes du cheval ployèrent et, avant qu’elle comprenne ce qui lui arrivait, elle et sa selle se firent des adieux misérables.
Elle disposa d’une fraction de seconde de voltige pour considérer la situation. Rien de bien réjouissant, à vue de nez, et l’impact imminent avec le sol l’empêcha d’y réfléchir plus longuement. Elle s’efforça d’accompagner sa chute d’un roulé-boulé – comme lors de la plupart de ses nombreux malheurs –, mais la terre s’empressa de l’étaler, de l’ébouriffer copieusement et de la projeter, telle une poupée de chiffon, sur un massif de broussailles ratatiné par le soleil.
La poussière retomba.
Elle s’octroya un instant de répit pour reprendre son souffle. Puis un second pour gémir, le temps que le monde cesse de tournoyer. »
Extrait de : G. R. Dozois et G. R. R. Martin. « Dangerous Women 1. »
Chansons de la Terre Mourante 2 par Gardner R. Dozois et George R. R. Martin
Fiche de Chansons de la Terre Mourante 2
Titre : Chansons de la Terre Mourante 2
Auteur : Gardner R. Dozois et George R. R. Martin
Date de parution : 2009
Traduction : F. Dolisi, C. Chazel, E. Chastellière, J.-D. Brèque, P. Dusoulier, P.-P. Durastanti, E. Holstein
Editeur : ActuSF
Sommaire de Chansons de la Terre Mourante 2
- Evillo l’ingénu par T. Lee
- Les traditions de Karzh par P. Volsky
- La tragédie lamentablement comique de Lixal Laqavee par T. Williams
- Le proclamation de Sylgarmo par L. Shepard
- Gorlion d’Almérie par M. Hughes
- Incident à Uskvosk par E. Moon
- Guyal le conservateur par J. C. Wright
- Invocation de l’incuriosité par N. Gaiman
Première page de Evillo l’ingénu
« Au-dessus du Derna
Sur les hauteurs, à une certaine distance du canyon boisé et escarpé où coule le mince fleuve Derna, des hameaux ponctuent un triste paysage. Un soir, dans cette région, un villageois trouva un tout petit enfant. Caché derrière de hautes touffes d’herbe à malice, parmi les saules épineux au feuillage cruel, sous un soleil rouge à l’éclat mourant, ce bébé aurait pu passer inaperçu. Mais l’homme qui le trouva prit sans doute ses cheveux dorés pour un objet de valeur, catégorie métaux précieux.
Le gaillard en question se nommait Swind ; ayant compris son erreur, il n’en transporta pas moins le bébé jusqu’au village tout proche de Ratgrad.
« Mais enfin, Swind… Pourquoi n’as-tu pas laissé cette chose là où elle était ? Où est passée ta générosité ? Un gid de passage ou une goule affamée aurait très certainement apprécié cette trouvaille… »
Extrait de : G. R. Dozois et G. R. R. Martin. « Chansons de la Terre mourante Tome 2. »
Chansons de la Terre Mourante 1 par Gardner R. Dozois et George R. R. Martin
Fiche de Chansons de la Terre Mourante 1
Titre : Chansons de la Terre Mourante 1
Auteur : Gardner R. Dozois et George R. R. Martin
Date de parution : 2009
Traduction : P.-P. Durastanti, F. Dolisi, E. Chastellière, C. Chazel, E. Holstein,
Editeur : ActuSF
Sommaire de Chansons de la Terre Mourante 1
- Le cru véritable d’Erzuine Thale par R. Silverberg
- La porte Copse par T. Dowling
- Le bon magicien par G. Cook
- L’université de maugie par B. Tetric
- Abrizonde par W. J. Williams
- Une nuit au chalet du lac par G. R. R. Martin
- La dernière quête du mage Sarnod par J. Vandermeer
Première page de Le cru véritable d’Erzuine Thale
« Puillayne de Ghiusz profitait depuis sa naissance de tous les avantages que la vie peut offrir : son père dirigeait de vastes domaines sur le fort prospère rivage méridional de la péninsule du Claritant, sa mère descendait d’une lignée de sorciers possédant par droit héréditaire maintes puissantes magies et lui-même disposait d’un corps aussi gracieux que musclé, d’une santé de fer et d’un formidable intellect.
En dépit de ces dons, Puillayne se révélait toutefois, sans motif apparent, affligé d’une propension indéracinable à la mélancolie la plus profonde. Seul occupant d’un immense manoir surplombant la mer Klorpentine, un superbe écrin de parapets et de barbacanes, de loggias et de pavillons, d’embrasures, de tourelles et de pilastres aux majestueuses courbes, il n’admettait dans son intimité que de rares amis. Son âme se recroquevillait sous les miasmes d’une sombre dépression que seule l’absorption fréquente d’alcools forts parvenait à atténuer. »
Extrait de : G. R. Dozois et G. R. R. Martin. « Chansons de la Terre mourante Tome 1. »
Eros au futur par J. Chambon
Fiche de Eros au futur
Titre : Eros au futur
Auteur : J. Chambon
Date de parution : 1977
Traduction : J. Chambon
Editeur : Casterman
Sommaire de Eros au futur
- Pousser ou grandir par R. Silverberg
- Majorité par A. K. Jorgensson
- Nus et sans honte par R. E. Margroff
- Les fusionneurs par R. Silverberg
- Une fille un peu vieux jeu par J. Russ
- Homme-chat contre Monte-en-l’air par H. Ellison
- Aurélia par J. J. Russ
- Prison culturelle par B. N. Malzberg
- Faire surface ou mourir par T. Champagne
- Dans l’étable par P. Anthony
- Lambeth Blossom par B. W. Aldiss
- Ma soeur, mon double par P. Sargent
Première page de Pousser ou grandir
« Je pousse… et la chaussure bouge. Vous vous rendez compte ? Elle bouge vraiment ! Je n’ai qu’à la pousser en pensée, sans les mains, avec la seule force de mon esprit. Ma vieille chaussure marron éculée, la gauche, traverse tranquillement ma chambre en glissant sur le sol. Elle passe devant la chaise, devant la pile de livres de classe usés (Géométrie, Espagnol Deuxième Année, Instruction Civique, Sciences Naturelles, etc.), devant mon tas de vêtements au rebut qui sent la transpiration. La chaussure m’obéit bel et bien. Avec un petit crissement elle surmonte les inégalités du vieux lino.
Voyez-là qui se cogne doucement contre le mur opposé, se retourne sur le côté, et enfin s’arrête. Son périple est terminé. Je parie que je pourrais lui faire escalader le mur. Mais ne te fatigue pas à ça, mec, pas maintenant. C’est un drôle de boulot. Détends-toi, Harry. Tes bras en tremblent. Tu es en nage. Vas-y doucement. Tu n’as pas besoin de tout prouver tout de suite. »
Extrait de : J. Chambon. « Eros au Futur. »
Dans la cité future par J. Chambon
Fiche de Dans la cité future
Titre : Dans la cité future
Auteur : J. Chambon
Date de parution : 1979
Traduction : J. Chambon
Editeur : Casterman
Sommaire de Dans la cité future
- Les oeuvres de Dodkin par J. Vance
- Une ville de rêve par H. Kuttner
- Chicago par T. F. Monteleone
- L’Oogenèse de la Cité des oiseaux par P. J. Farmer
- Les tribulations d’un banlieusard par H. Ellison
- Train de banlieue par R. E. Peck
- Le vide-ordures par R. Goulart
- Personne n’habite par ici par G. Benford
- Sous les pavés, la pègre par D. R. Koontz
- Vent d’est, vent d’ouest par F. M. Robinson
Première page de Les oeuvres de Dodkin
« De même que le serpent ne se souvient plus que ses ancêtres ont eu des pattes, la population de la Cité, dans sa grande majorité, avait fini par oublier les atteintes faites à sa liberté. Quelqu’un a dit quelque part : « Quand, dans une civilisation, l’écart se creuse entre la théorie et la pratique, c’est que cette civilisation est en train de subir un changement rapide. » En vertu d’un tel critère, le niveau de civilisation de la Cité était stable, voire statique. Les habitants avaient leur vie réglée par des plans, des codes et des traditions rigoureux, et s’estimaient satisfaits des aimables récompenses que leur accordait l’Organisation.
Mais dans le tissu le plus sain il y a des bactéries, et la plus infime impureté peut faire échouer une cristallisation dans sa phase critique.
Luke Grogatch était âgé de quarante ans. Mince et anguleux, il avait le front buté, quelque chose de vaguement sardonique dans le dessin de sa bouche et de ses sourcils, et la tête déjetée sur le côté comme s’il souffrait d’une oreille. »
Extrait de : J. Chambon. « Dans la cité future. »
Bateaux ivres au fil du temps par J. Chambon
Fiche de Bateaux ivres au fil du temps
Titre : Bateaux ivres au fil du temps
Auteur : J. Chambon
Date de parution : 1978
Traduction : J. Chambon
Editeur : Casterman
Sommaire de Bateaux ivres au fil du temps
- Un jour le roi dans l’eau d’argent … par M. I. Ricketts
- Café des artistes par B. N. Malzberg
- L’échappée Belle, S. A. par K. Reed
- (Moi + n) (Moi – n) par R. Silverberg
- Si c’est là Winnetka, tu dois être Judy par F. M. Busby
- Une vie toute tracée par F. M. Busby
- Laborieuses chrysalides que nos souvenirs par J. Shirley
- Jeffty, cinq ans par H. Ellison
- La grande Bamboche par J. Vance
- Le plus courte histoire de science-fiction jamais contée par R. Deeley
Première page de Un jour le roi dans l’eau d’argent …
« Il y a des gens dont vous savez au premier coup d’œil qu’ils ne font pas partie du tas. Cela tient à ce quelque chose d’intangible, à cette aura propre aux hommes de caractère, à ce je ne sais quoi qui distingue les « chefs nés » et les « meneurs » du reste d’entre nous. Tel était Charles Bamfield-Taylor. La première fois où je le vis, je sus d’instinct qu’il était immensément riche – bien que je n’eusse alors pas la moindre idée de son identité – car il était indubitablement pourvu de cette « aura propre aux hommes de caractère ». Il y avait toutefois en lui quelque chose qui disait que sa vie n’était pas ce qu’elle aurait dû être. Avant même qu’il m’eût adressé la parole, j’étais convaincu que ce crâne angulaire qui le caractérisait était le siège d’une espèce de conflit, l’esprit de l’aristocrate bien élevé se trouvant pour la première fois de son existence en lutte avec quelque mauvais instinct – et l’instinct, selon toute apparence, était en train de l’emporter.
Ce matin-là j’étais assis sur le pont bien chaud de mon bateau, occupé à astiquer les rambardes, le regard fixé sur l’Océan du Temps qui s’étendait »
Extrait de : J. Chambon. « Bateaux ivres au fil du temps. »
Après nous le délire par J. Chambon
Fiche de Après nous le délire
Titre : Après nous le délire
Auteur : J. Chambon
Date de parution : 1977
Traduction : J. Chambon
Editeur : Casterman
Sommaire de Après nous le délire
- Dorg par R. A. Lafferty
- Monsieur Mic-Mac par R. Rocklynne
- Winston par K. Reed
- Parle-moi de toi par F. M. Busby
- Little Boy-Bis par B. W. Aldiss
- Chassé-croisé dans le monde du Mardi par P. J. Farmer
- Des mondes en cascades par R. Silverberg
- New Orleans-sur-New York par G. A. Effinger
- Nom (en capitales d’imprimerie) par J. T. Sladek
- Cantaloups et Kangourous par D. R. Caro
- Adieu Ganymède par B. N. Malzberg
- La dérègle du jeu par D. Gerrold
Première page de Dorg
« Je ne comprends vraiment pas comment vous pouvez attendre une solution au problème de la faim dans le monde d’un dessinateur humoristique complètement dingue et d’un psychologue à moitié dingue, » éclata le charmant petit pot à tabac du nom d’Annalouise Krug. (Annalouise était la représentante de la Jeunesse Sans Distinction d’Âge.) « C’est le genre d’andouillerie sans imagination dont nous ont toujours gratifiés les vieux, » poursuivit-elle. (Chaque fois que deux ou trois personnes se réunissaient quelque part pour mettre au point un plan d’action, un représentant de la Jeunesse Sans Distinction d’Âge devait être présent ; c’était la loi.) « Ce qu’il nous faut, ce sont des idées originales, du sang nouveau. Pas les tristes radotages de quelques vieilles barbes, » décida-t-elle.
« Vous êtes pourtant la plus âgée des personnes présentes, Annalouise, » répliqua Adrian Durchbruch, le Grand Patron du Centre de Recherche Écologique talonné par la nécessité. »
Extrait de : J. Chambon. « Après nous le délire. »
L’étonnante aventure de la mission Barsac par Jules Verne et Michel Verne
Fiche de L’étonnante aventure de la mission Barsac
Titre : L’étonnante aventure de la mission Barsac
Auteur : Jules Verne et Michel Verne
Date de parution : 1919
Editeur :
Première page de L’étonnante aventure de la mission Barsac
« L’affaire de la Central Bank
Assurément, l’audacieux cambriolage qui a tant occupé la presse sous le nom de l’affaire de la Central Bank et qui a eu, quinze jours durant, l’honneur de ses manchettes, n’est pas effacé de toutes les mémoires, malgré les années écoulées. Peu de crimes, en effet, ont excité la curiosité publique autant que celui-ci, car il en est peu qui aient réuni au même degré l’attrait du mystère et l’ampleur du forfait, et dont l’accomplissement ait exigé une aussi incroyable audace, une aussi farouche énergie.
On en lira donc peut-être avec intérêt le récit incomplet encore, mais scrupuleusement véridique. »
Extrait de : J. et M. Verne. « L’Etonnante Aventure de la mission Barsac. »
Le secret de Wilhelm Storitz par Jules Verne et Michel Verne
Fiche de Le secret de Wilhelm Storitz
Titre : Le secret de Wilhelm Storitz
Auteur : Jules Verne et Michel Verne
Date de parution : 1910
Editeur :
Première page de Le secret de Wilhelm Storitz
« … Et arrive le plus tôt que tu pourras, mon cher Henri. Je t’attends avec impatience. D’ailleurs, le pays est magnifique, et cette région de la Basse Hongrie est de nature à intéresser un ingénieur. Ne serait-ce qu’à ce point de vue, tu ne regretteras pas ton voyage.
« À toi de tout cœur,
« Marc VIDAL. »
Ainsi se terminait la lettre que je reçus de mon frère, le 4 avril 1757.
Aucun signe prémonitoire ne marqua l’arrivée de cette lettre, qui me parvint de la manière habituelle, c’est-à-dire par l’entremise successive du piéton, du portier et de mon valet, lequel, sans se douter de l’importance de son geste, me la présenta sur un plateau avec sa tranquillité coutumière. »
Extrait de : J. et M. Verne. « Le Secret de Wilhelm Storitz. »
Les naufragés du Jonathan par Jules Verne et Michel Verne
Fiche de Les naufragés du Jonathan
Titre : Les naufragés du Jonathan
Auteur : Jules Verne et Michel Verne
Date de parution : 1909
Editeur :
Première page de Les naufragés du Jonathan
« C’était un gracieux animal, le cou long et d’une courbure élégante, la croupe arrondie, les jambes nerveuses et effilées, les flancs effacés, la robe d’un roux fauve tacheté de blanc, la queue courte, en panache, très fournie de poils. Son nom dans le pays : guanaco ; en français : guanaque. Vus de loin, ces ruminants ont souvent donné l’illusion de chevaux montés, et plus d’un voyageur, trompé par cette apparence, a pris pour une bande de cavaliers un de leurs troupeaux passant au galop à l’horizon.
Seule créature visible dans cette région déserte, ce guanaque vint s’arrêter sur la crête d’un monticule, au milieu d’une vaste prairie où les joncs se frôlaient bruyamment et dardaient leurs pointes aiguës entre des touffes de plantes épineuses. »
Extrait de : J. et M. Verne. « Les Naufragés du Jonathan. »