Catégorie : Auteurs
Hugh Howey

Présentation de Hugh Howey :
Hugh Howey, qui vit le jour en l’an 1975 dans la cité de Charlotte, en Caroline du Nord, s’est imposé outre-Atlantique comme l’une des figures de proue du roman d’anticipation de notre époque. Avant de manier la plume avec l’aisance que nous lui connaissons, cet esprit libre et aventureux fit l’apprentissage de la vie en exerçant mille métiers pittoresques. Tour à tour couvreur, artisan du son, commis de librairie et même capitaine de navire, il arpenta les mers du globe, nourrissant son imaginaire au gré des embruns, bien loin du tumulte des grandes métropoles.
C’est il y a un peu plus d’une décennie qu’il livra au public son grand œuvre, la magistrale saga connue sous le nom de « Silo ». D’un naturel frondeur, Hugh Howey fit le choix singulier de contourner les vénérables institutions éditoriales, préférant confier directement ses écrits à l’appréciation des lecteurs par le truchement des réseaux informatiques et de l’édition électronique. Ce mode de diffusion, d’une modernité confondante, suscita un engouement d’une telle ferveur que les presses du monde entier s’empressèrent bientôt d’acquérir les droits pour graver son récit sur le papier.
Dans cette fresque d’une noirceur insondable, l’écrivain brosse le portrait saisissant d’une humanité au bord du gouffre, recluse dans les profondeurs de la terre au sein d’un gigantesque cylindre d’acier et de béton, fuyant une surface devenue mortelle. Avec une redoutable acuité psychologique, il y dépeint une microsociété régie par des lois d’airain, étouffée par le mensonge d’État et la suspicion. Par cette allégorie de l’enfermement, il s’inscrit dans la grande tradition des fables dystopiques, tenant son lecteur en haleine par un suspense implacable et un art consommé du rebondissement.
Loin de s’endormir sur les lauriers de ce succès triomphal, cet habile prosateur a continué d’explorer avec bonheur d’autres rivages de l’imaginaire conjectural. Le remarquable ouvrage « Outresable » nous plonge ainsi dans une contrée aride où de courageux ferrailleurs s’enfoncent dans des dunes mouvantes à la recherche d’antiques vestiges, tandis que le huis clos « Phare 23 » ressuscite, dans le froid intersidéral, les vertigineux tourments de l’isolement.
Par son talent de conteur populaire, au sens le plus noble du terme, et son sens aigu de la dramaturgie, Hugh Howey confirme avec éclat la vigueur des lettres américaines. Il s’affirme aujourd’hui comme un artisan méticuleux du roman d’évasion, capable de sonder les grands questionnements de la condition humaine.
Livres de Hugh Howey :
Outresable :
- Outresable (2014)
- Outredune (2022)
Silo :
- Silo (2012)
- Silo origines (2013)
- Silo générations (2013)
Phare 23 (2015)
Une colonie (2019)
Pour en savoir plus sur Hugh Howey :
La page Wikipédia sur H. Howey
La page Noosfere sur H. Howey
La page isfdb de H. Howey
Dmitry Glukhovsky

Présentation de Dmitry Glukhovsky :
Dmitri Gloukhovski, qui vit le jour au mois de juin de l’an 1979 dans la majestueuse capitale moscovite, s’est hissé au premier rang des maîtres contemporains de l’anticipation et du roman conjectural. Signalons d’emblée à nos lecteurs, soucieux du bon usage, que si les gazettes internationales emploient volontiers la transcription anglo-saxonne « Dmitry Glukhovsky », nos presses parisiennes ont fort sagement opté pour la graphie « Dmitri Gloukhovski », se pliant ainsi aux justes règles de la phonétique française pour rendre fidèlement les inflexions de l’alphabet cyrillique.
Avant de s’adonner tout entier aux joies de la fiction, ce fin lettré, qui maîtrise une abondance de langues étrangères, parcourut le vaste monde en qualité de grand reporter. Pourtant, c’est par la puissance de son imagination qu’il allait durablement marquer notre paysage littéraire. Dès l’aube de sa carrière, il eut l’ingénieuse idée de soumettre ses premiers textes au jugement de ses lecteurs par le truchement des réseaux informatiques, une démarche d’une modernité confondante qui aboutit, en 2005, à la publication sur papier de son œuvre maîtresse : « Métro 2033 ».
Dans cette fresque magistrale et crépusculaire, le romancier nous dépeint une humanité réduite à se terrer dans les entrailles du métropolitain de Moscou, fuyant la surface d’une Terre ravagée par un cataclysme nucléaire. Chaque station y devient une cité-état, avec ses croyances, ses marchands et ses périls. Loin du simple récit d’épouvante, Dmitri Gloukhovski y bâtit une véritable épopée souterraine, explorant avec une grande acuité psychologique les espoirs et les angoisses de la condition humaine. Ce coup de maître, salué par un succès de librairie retentissant, engendra deux suites fort prisées, « Métro 2034 » et « Métro 2035 », qui parachevèrent la réputation de leur auteur.
Loin de se laisser enfermer dans les sombres tunnels de cette seule saga, l’écrivain s’est également illustré par d’autres ouvrages d’une grande vigueur romanesque. Avec « Crépuscule » (paru originellement sous le titre « Sumerki »), il livre un suspense teinté de mysticisme autour de la traduction d’un antique grimoire maya. Plus récemment, sa plume incisive nous a offert « Futu.re », un vertigineux roman d’avertissement dans lequel il imagine une société européenne condamnée à la surpopulation pour avoir vaincu la mort ; une fable d’une sombre poésie qui n’est pas sans rappeler les grandes heures du roman dystopique.
Se tenant à bonne distance du tumulte des affaires publiques et de la chronique politique de son temps, pour ne laisser s’exprimer que la pure sève de son art, Dmitri Gloukhovski prouve que la littérature slave conserve cette formidable capacité à sonder les abîmes de l’âme. Il s’affirme aujourd’hui comme un digne héritier des grands visionnaires de l’anticipation, offrant au public des œuvres d’une profondeur et d’une ingéniosité peu communes.
Livres de Dmitry Glukhovsky :
Métro :
- Métro 2033 (2007)
- Métro 2034 (2009)
- Métro 2035 (2015)
Futu.Re (2013)
L’avant-poste (2022)
Nouvelles de la mère patrie (2010)
Sumerki (2009)
Texto (2017)
Pour en savoir plus sur Dmitry Glukhovsky :
La page Wikipédia sur D. Glukhovsky
La page Noosfere sur D. Glukhovsky
La page isfdb de D. Glukhovsky
Max Brooks

Présentation de Max Brooks :
Max Brooks, qui vit le jour au mois de mai de l’an 1972 dans la trépidante cité de New York, s’est imposé outre-Atlantique comme l’une des plumes les plus singulières de la littérature d’anticipation et d’épouvante contemporaine. Fils de l’illustre cinéaste comique Mel Brooks et de la merveilleuse tragédienne Anne Bancroft, il eut le bon goût de ne point se reposer sur les lauriers de ce prestigieux héritage familial, préférant se forger une réputation littéraire par la seule force de son imagination.
C’est au tournant de notre siècle que ce romancier capta pour la première fois l’attention du grand public avec un ouvrage d’une audace pour le moins étonnante : le « Guide de survie en territoire zombie ». Sous les apparences d’un manuel d’instruction rédigé avec la plus stricte rigueur militaire, Max Brooks y dispense ses préceptes pour échapper à une hypothétique invasion de morts-vivants. Cette ingénieuse facétie littéraire, traitée avec un sérieux imperturbable, conquit d’emblée les lecteurs avides de fictions apocalyptiques.
Toutefois, sa véritable consécration dans le domaine des lettres conjecturales survint quelques années plus tard avec la parution de sa magistrale fresque, « World War Z ». Délaissant le roman d’action traditionnel, l’auteur choisit d’y adopter la forme d’un minutieux recueil de témoignages, recueillis aux quatre coins du globe au lendemain d’une terrible pandémie mondiale. Loin de se contenter de procurer au lecteur un vain frisson, Max Brooks se livre, par le truchement de cette allégorie morbide, à une brillante analyse géopolitique. Il y fustige la lenteur des diplomaties, la vanité de nos gouvernants et les failles de nos sociétés modernes avec la lucidité d’un authentique moraliste. Ce triomphe de librairie ne manqua d’ailleurs pas d’attirer l’attention de l’industrie du cinématographe, qui en tira une retentissante adaptation.
Ne se reposant jamais sur ses acquis, ce fin lettré a récemment exploré de nouveaux horizons de l’angoisse avec des récits tels que « Dévolution », où il convoque le mythe sauvage du Sasquatch dans un effrayant huis clos montagnard. Observateur impitoyable des grandes peurs de notre civilisation, Max Brooks prouve, par la précision quasi documentaire de sa prose et la force de ses visions, qu’il appartient de plein droit à la grande lignée des maîtres du suspense et du roman d’avertissement.
Livres de Max Brooks :
Minecraft :
- L’île perdue (2017)
Intégrales :
- Z (2013)
Dévolution (2020)
Guide de survie en territoire zombie (2003)
World War Z (2006)
Pour en savoir plus sur Max Brooks :
La page Wikipédia sur M. Brooks
La page Noosfere sur M. Brooks
La page isfdb de M. Brooks
Peter Heller

Présentation de Peter Heller :
Peter Heller, qui vit le jour au mois de février de l’an 1959 dans la trépidante métropole new-yorkaise, s’est imposé outre-Atlantique comme l’une des voix les plus vigoureuses de la littérature des grands espaces et du récit d’aventure contemporain. Avant de s’illustrer dans le roman, ce fin lettré, diplômé du prestigieux collège de Dartmouth et de l’atelier d’écriture de l’Iowa, s’est d’abord taillé une solide réputation en tant que grand reporter. Épousant la condition d’écrivain-voyageur avec une intrépidité qui n’est pas sans rappeler les figures tutélaires de notre époque, il a parcouru le globe pour livrer d’édifiantes chroniques à des revues consacrées à la nature et aux expéditions lointaines.
C’est fort de cette rude expérience des solitudes sauvages qu’il offrit aux presses de nos éditeurs ses premières œuvres de fiction. Il conquit d’emblée les faveurs du public et de la critique avec son magistral coup d’essai, « La Constellation du Chien ». Dans cette vaste fresque conjecturale d’une redoutable mélancolie, Peter Heller dépeint un monde ravagé par un fléau inexorable, où l’homme, réduit à sa plus stricte condition de survivant, cherche un sens à son existence parmi les ruines de la civilisation. Le succès retentissant de cette œuvre lui ouvrit tout grand les portes de la renommée.
Loin de se cantonner à la seule anticipation, ce remarquable artisan de la plume a par la suite exploré les tourments de l’âme humaine au cœur d’une nature indomptée. Avec des ouvrages tels que « Peindre, pêcher et laisser mourir » ou encore « La Rivière », il marie avec une habileté peu commune la tension poignante du roman à suspense aux délices contemplatifs de la pêche à la mouche et de la création artistique.
Aujourd’hui traduit dans notre belle langue pour le plus grand bonheur des amateurs d’évasion, ce romancier américain prouve avec éclat que la littérature du Nouveau Monde conserve une singulière vitalité. Par sa prose élégante, souvent nimbée de poésie, et son regard lucide sur la fragilité de notre condition terrestre, Peter Heller mérite d’être salué comme un digne héritier de la grande tradition du roman d’apprentissage et d’aventures.
Livres de Peter Heller :
Céline (2017)
La constellation du chien (2012)
La pommeraie (2019)
La rivière (2019)
Le guide (2021)
Peindre, pêcher & laisser mourir (2014)
Pour en savoir plus sur Peter Heller :
La page Wikipédia sur P. Heller
La page Noosfere sur P. Heller
La page isfdb de P. Heller
Gustave Le Rouge
Présentation de Gustave Le Rouge :
Gustave Le Rouge, qui vit le jour en juillet de l’an 1867 dans la paisible bourgade normande de Valognes et s’éteignit dans le dénuement parisien en 1938, demeure l’une des figures les plus fascinantes et les plus injustement oubliées de nos lettres. Ce prodigieux forçat de la plume, qui fut tout à la fois journaliste, essayiste et poète, s’est imposé comme l’un des maîtres incontestés du roman populaire et du merveilleux scientifique, jetant les bases d’une littérature d’imagination que notre époque redécouvre aujourd’hui avec grand appétit.
Avant de devenir ce feuilletoniste à la fécondité vertigineuse, Gustave Le Rouge arpenta les trottoirs de la bohème de notre capitale. Esprit curieux et érudit, il se lia d’une amitié sincère avec le poète Paul Verlaine, dont il partagea les heures sombres, ainsi qu’avec Blaise Cendrars, qui sut toujours reconnaître en lui un véritable génie visionnaire. Contraint par les nécessités de l’existence et souvent exploité par des éditeurs peu scrupuleux, il se lança à corps perdu dans la rédaction de fascicules et de récits à grand tirage, abordant l’aventure maritime, l’espionnage et le drame sentimental avec une frénésie peu commune.
Cependant, c’est dans l’anticipation et l’épouvante que son imagination débridée trouva sa plus noble expression. Les amateurs de frissons intersidéraux lui doivent le diptyque magistral formé par « Le Prisonnier de la planète Mars » (1908) et « La Guerre des vampires » (1909), œuvres dans lesquelles il déploie des visions cosmiques et horrifiques d’une audace stupéfiante. Mais son chef-d’œuvre absolu reste sans nul doute la vaste saga du « Mystérieux Docteur Cornélius », parue à la veille de la Grande Guerre. À travers les exactions de ce savant fou, véritable démiurge de la chirurgie clandestine et souverain de l’empire du crime, Gustave Le Rouge livre une fresque haletante qui annonce, avec plusieurs décennies d’avance, les conspirations mondiales de nos romans d’espionnage contemporains.
S’il acheva son existence terrestre dans la gêne et l’indifférence des salons académiques, Gustave Le Rouge n’en fut pas moins un poète égaré dans le feuilleton. Par sa prose flamboyante, son sens aigu du macabre et son inventivité sans bornes, ce grand artisan des lettres populaires mérite d’être aujourd’hui replacé au panthéon de l’imaginaire francophone, aux côtés d’un Jules Verne ou d’un Maurice Renard.
Livres de Gustave Le Rouge :
Conspiration des milliardaires :
- La conspiration des milliardaires (1899)
- A coups de milliards (1899)
- Le régiment des hypnotiseurs (1899)
- La revanche du vieux monde (1900)
Mystérieux Docteur Cornelius :
Robert Darvel :
- Le prisonnier de la planète Mars (1908)
- La guerre des vampires (1909)
Todd Marvel :
- Les aventures de Todd Marvel, détective – 1 (1923)
- Les aventures de Todd Marvel, détective – 2 (1923)
Cinq nouvelles extraordinaires (1988)
L’esclave amoureuse (1904)
L’espionne du grand Lama (1905)
L’héroïne du Colorado (1918)
La dame noire des frontières (1914)
La mandragore magique (1912)
La princesse des airs 1 (1902)
La princesse des airs 2 (1902)
La reine des éléphants (1906)
La vallée du désespoir (1927)
Le sous-marin Jules-Verne (1903)
Pour en savoir plus sur Gustave Le Rouge :
La page Wikipédia sur G. Le Rouge
La page Noosfere sur G. Le Rouge
La page isfdb de G. Le Rouge
Jean de La Hire

Présentation de Jean de La Hire :
Adolphe d’Espie, issu d’une noble lignée et mieux connu de notre grand public sous le célèbre pseudonyme de Jean de La Hire, vit le jour au mois de janvier de l’an 1878 et s’éteignit en 1956. Cet homme de lettres fut sans conteste l’un des feuilletonistes les plus prolifiques et les plus populaires de la première moitié de notre siècle, régnant en maître sur les publications à grand tirage de son époque.
D’une fécondité inouïe, ce véritable artisan de la plume aborda tous les genres avec une égale aisance : le roman de cape et d’épée, le récit de mœurs, le mystère policier, mais aussi et surtout ce que l’on nommait alors le merveilleux scientifique. C’est à son imagination débordante que les amateurs doivent l’inoubliable figure de Léo Saint-Clair, dit le « Nyctalope ». Ce justicier intrépide, capable de percer les ténèbres du regard et doté d’un cœur artificiel, peut être légitimement considéré par la critique d’aujourd’hui comme l’un des tout premiers surhommes de la littérature conjecturale. Il convient de citer également son retentissant ouvrage, « La Roue fulgurante », paru en 1908, qui l’imposa d’emblée comme un pionnier incontesté des voyages intersidéraux dans les lettres hexagonales.
Cependant, la trajectoire de ce romancier à succès connut des heures bien sombres qui ternirent durablement son renom. Lors des tragiques événements de l’Occupation, Jean de La Hire s’égara fâcheusement sur les voies honteuses de la collaboration. Prêtant sa plume à la propagande de l’ennemi et du régime de Vichy, il fit paraître des libelles d’une virulence regrettable à l’encontre des Alliés, tel le bien triste « Crime des Anglais ». Cet aveuglement coupable lui valut, à l’heure de la Libération, d’être sévèrement sanctionné par la justice de notre pays : il fut frappé d’indignité nationale, exclu de l’ordre de la Légion d’honneur et condamné à la détention.
S’il acheva sa vie dans la réprobation et la gêne matérielle, usant d’autres pseudonymes pour tenter de subsister, Jean de La Hire n’en demeure pas moins, pour les historiens de la littérature populaire, une figure incontournable. Par son sens inné du rebondissement et sa prodigieuse capacité d’invention, ce forçat du feuilleton aura durablement marqué l’imaginaire d’avant-guerre, posant, bien avant l’hégémonie anglo-saxonne, les jalons d’une authentique littérature d’anticipation à la française.
Livres de Jean de La Hire :
Amazones :
- Le pays inconnu (1955)
- Les amazones (1930)
- Le mystère vaincu
Les 3 scouts :
- La tempête qui change tout (1953)
- La nuit tragique (1953)
- La terreur de la savane (1953)
- Les gueules-vertes (1953)
- La cataracte tragique (1953)
- Le prix de 1 million de dollars (1953)
- Au seuil de l’inconnu (1954)
- Audace folle (1954)
- Le mystère du Lac sacré (1954)
- Au seuil du mystère (1954)
- L’exploit de Marius (1954)
- Le gouffre mortel (1954)
Nyctalope :
- …
- Le mystère de l’Everest (1925)
- …
- Belzébuth (1930)
- L’île d’épouvante (1930)
- …
- Wanda (1936)
- La croix du sang (1941)
- …
La roue fulgurante (1907)
Pour en savoir plus sur Jean de La Hire :
La page Wikipédia sur J. de La Hire
La page Noosfere sur J. de La Hire
La page isfdb de J. de La Hire
Hervé Jubert

Présentation de Hervé Jubert :
Hervé Jubert, qui vit le jour au mois de mars de l’an 1970 dans la vénérable cité de Reims, s’est imposé avec une remarquable constance comme l’une des plumes les plus fécondes et les plus singulières de la littérature d’évasion et du merveilleux scientifique de notre époque. Avant de s’adonner pleinement aux délices de la création romanesque, ce fin lettré s’est d’abord instruit aux sources classiques, poursuivant de brillantes études de lettres modernes avant de se plonger dans les arcanes de l’histoire de l’art sur les bancs de l’École du Louvre et de la Sorbonne.
C’est fort de ce riche bagage intellectuel qu’il décida de quitter le tumulte de la capitale pour se retirer dans la quiétude du Sud-Ouest, se consacrant dès lors tout entier à la République des lettres. Hervé Jubert s’illustra d’abord avec grand brio dans le récit fantastique, ressuscitant avec une virtuosité confondante le Paris du Second Empire au travers des palpitantes aventures de son héros, Georges Beauregard. Son habileté à marier l’intrigue policière aux frissons de l’étrange lui attira très vite les faveurs d’un public de fidèles lecteurs, avides de mystères et de dépaysement.
Toutefois, c’est avec ses vastes fresques conjecturales, publiées sous les presses de nos meilleurs éditeurs, qu’il donna la pleine mesure de son génie romanesque. Son cycle « Morgenstern », inauguré avec éclat par le fort remarqué « Quadrille des assassins », plonge le lecteur dans une atmosphère délétère et mécanique du plus bel effet, mêlant adroitement les ressorts du roman à suspense et les visions d’un monde post-apocalyptique d’une noirceur insondable. Ses récits, qui font la part belle aux machineries à vapeur et aux sorcelleries d’un nouveau genre, témoignent d’une imagination exigeante et d’un goût prononcé pour le picaresque.
Couronné par ses pairs, notamment par le très convoité grand prix de l’Imaginaire, cet auteur de grand talent n’a de cesse de ravir les amateurs de sensations fortes et les esprits curieux. Par sa prose élégante, son érudition discrète et son sens inné du rebondissement, Hervé Jubert prouve avec un indéniable panache que le roman-feuilleton et la littérature conjecturale de notre contrée jouissent d’une vitalité qui honore grandement les lettres françaises.
Livres de Hervé Jubert :
Beauregard :
- Magies secrètes (2012)
- Le tournoi des ombres (2013)
- La nuit des égrégores (2016)
Blanche :
- Blanche ou la triple contrainte de l’enfer (2005)
- Blanche et l’oeil du grand khan (2006)
- Blanche et le vampire de Paris (2007)
Monstre :
- Coeur de harpie (2014)
- Larmes de sirène (2014)
- Rêve de hyène (2014)
- Rire de satyre (2015)
- Souffle de centaure (2015)
- Sang de gorgone (????)
- Homo wendigo (????)
Morgenstern :
- Le quadrille des assassins (2002)
- Un tango du diable (2003)
- Sabbat Samba (2004)
Seth :
- La règle de Seth (2012)
- Le don des larmes (2013)
Vagabonde :
- Les voleurs de têtes (2012)
- Le gang du serpent (2012)
- Les mauvais joueurs (2012)
Intégrales :
- La trilogie Morgenstern (2018)
- Pèlerin (2015)
Deep fighter (2000)
Droneboy (2019)
Fondue au noir (2021)
L’affaire Balzac (2025)
Le palais des mirages (2009)
Le virus de décembre (1999)
Skiatook lake (2021)
Wazházhe (2018)
Pour en savoir plus sur Hervé Jubert :
La page Wikipédia sur H. Jubert
La page Noosfere sur H. Jubert
La page isfdb de H. Jubert
Catherine Dufour

Présentation de Catherine Dufour :
Catherine Dufour, qui vit le jour au mois d’avril de l’an 1966 dans notre capitale, compte aujourd’hui parmi les plumes les plus audacieuses et les plus remarquées de la littérature de l’imaginaire. Avant d’embrasser pleinement la carrière des lettres, cet esprit curieux s’était d’abord penché sur les arcanes de la cybernétique et de l’ingénierie informatique, acquérant une fine compréhension des techniques modernes qui nourrira par la suite ses vertigineuses visions d’anticipation.
C’est au tournant de notre millénaire que cette brillante femme de lettres fit une entrée pour le moins fracassante dans la République des lettres avec un premier ouvrage fort caustique, judicieusement intitulé « Blanche-Neige et les lance-missiles ». Dans ce récit, l’auteur s’amuse avec une ironie mordante à subvertir les contes de fées de notre enfance, les frottant avec allégresse aux absurdités de notre temps. Ce coup d’éclat fut immédiatement salué par la critique savante et lui valut les premiers lauriers de sa carrière.
Toutefois, c’est en explorant les sentiers les plus obscurs du merveilleux scientifique qu’elle donna la pleine mesure de son génie. Les presses nous ont ainsi offert son grand chef-d’œuvre, « Le Goût de l’immortalité », un roman d’une puissance peu commune qui rafla l’ensemble des prix prestigieux de l’anticipation hexagonale. Dans ces pages, le romancier dépeint avec une plume acérée le crépuscule d’une humanité recluse, rongée par la pollution et soumise aux caprices effrayants de la manipulation génétique. Elle y déploie une prose d’une grande richesse lexicale, teintée d’une noirceur poétique, pour nous alerter sur les gouffres vers lesquels notre civilisation menace de sombrer.
Jamais prisonnière d’un seul genre, Catherine Dufour n’hésite pas à manier également l’essai littéraire ou le pamphlet, toujours animée par un désir ardent de bousculer les conventions bourgeoises et de dénoncer les injustices de son époque. Par son verbe flamboyant et son imagination exigeante, cet écrivain d’exception prouve, s’il en était encore besoin, que la littérature conjecturale possède la force rare d’interroger notre monde avec une redoutable acuité.
Livres de Catherine Dufour :
Quand les Dieux buvaient :
- L’immortalité moins six minutes (2007)
- Blanche Neige et les lance-missiles (2001)
- L’ivresse des providers (2001)
- Merlin l’Ange Chanteur
Ada ou la beauté des nombres (2019)
Au bal des absents (2020)
Danse avec les lutins (2019)
Délires d’Orphée (2007)
Entends la nuit (2018)
Guide des métiers pour les petits filles qui ne veulent pas finir princesses (2014)
Je ne suis pas une légende (2011)
L’accroissement mathématique du plaisir (2008)
L’arithmétique terrible de la misère (2020)
L’histoire de France pour ceux qui n’aiment pas ça (2012)
Le goût de l’immortalité (2005)
Les champs de la Lune (2024)
Outrage et rébellion (2009)
Pâles mâles (2020)
Pour en savoir plus sur Catherine Dufour :
La page Wikipédia sur C. Dufour
La page Noosfere sur C. Dufour
La page isfdb de C. Dufour
Dominique Douay

Présentation de Dominique Douay :
Dominique Douay, qui vit le jour en l’an 1944, compte parmi les plumes les plus singulières et les plus remarquables de notre littérature d’anticipation. Loin des récits de pure machinerie ou des épopées intersidérales si chères à la tradition anglo-saxonne, cet écrivain de grand talent s’attache plutôt à sonder les mystères insondables de l’esprit humain, les dédales incertains de la mémoire et les vertiges de la conscience.
C’est au cœur de la foisonnante décennie des années soixante-dix qu’il fit une entrée des plus éclatantes dans la République des lettres. Abandonnant un temps le droit et l’administration pour s’adonner pleinement aux vertiges de l’imaginaire, il sut très vite imposer une voix d’une originalité absolue. La critique savante salua fort à propos la profondeur de son inspiration, couronnant son œuvre en 1975 du grand prix de la Science-Fiction française pour son bouleversant récit intitulé « Thomas ».
Les presses de notre contrée nous ont également offert d’autres ouvrages frappés du sceau de son génie onirique, à l’instar de « L’Impasse-temps » et de « La Vie comme une course de chars à voile ». Dans ces pages, le romancier déploie une prose d’une indéniable poésie, tissant des intrigues où la perception du monde se fragmente et où les frontières entre la raison et l’illusion s’estompent inexorablement. Son œuvre s’inscrit ainsi dans la lignée d’une science-fiction spéculative et psychologique, fort prisée par les esthètes et les esprits avides de nouveauté.
En maniant avec maestria l’art du trouble et en questionnant sans relâche la trame même de nos réalités tangibles, cet auteur majuscule démontre avec éclat que le merveilleux scientifique hexagonal possède ses propres lettres de noblesse. Par son imagination exigeante et son style d’une grande distinction, Dominique Douay s’affirme incontestablement comme l’un des véritables orfèvres du récit étrange et conjectural.
Livres de Dominique Douay :
Intégrales :
- Deux vertiges (2023)
Brume de cendres (2016)
Car les temps changent (2014)
Cinq solutions pour en finir (1978)
Eclipse ou le printemps de Terre XII (1975)
L’échiquier de la création (1976)
L’impasse-temps (1980)
La fenêtre de Diane (2015)
La fin des temps, et après (1990)
La vie comme une course de chars à voile (1978)
Le monde est un théâtre (1982)
Le principe de l’oeuf (1980)
Rhino (1985)
Strates (1978)
Thomas (1975)
Pour en savoir plus sur Dominique Douay :
La page Wikipédia sur D. Douay
La page Noosfere sur D. Douay
La page isfdb de D. Douay
Michael Crichton

Présentation de Michael Crichton :
Michael Crichton, qui vit le jour au mois d’octobre de l’an 1942 dans la bouillonnante métropole de Chicago, s’est imposé comme l’un des maîtres incontestés du roman d’anticipation et du suspense scientifique. Avant de tenir la plume avec la maestria qu’on lui connaît, ce brillant esprit se destinait d’abord à l’art d’Esculape. Fort d’études rigoureuses à la prestigieuse faculté de médecine de Harvard, il composa ses premières œuvres sous le couvert de divers pseudonymes afin de subvenir à ses besoins estudiantins, jetant ainsi, dans l’ombre de l’anonymat, les fondations d’une carrière des plus prolifiques.
C’est en alliant son érudition médicale aux vertiges du merveilleux scientifique que cet écrivain de talent trouva sa véritable voie. Dès la fin de la décennie soixante, il connut un triomphe retentissant avec « La Variété Andromède », un récit haletant relatant la lutte désespérée de savants contre un terrible bacille d’origine extraterrestre. Par ce coup d’éclat, il forgea véritablement un genre nouveau, où la rigueur implacable des faits scientifiques nourrit une intrigue d’une redoutable efficacité.
Loin de se cantonner aux seules joies de l’imprimerie, ce grand architecte de l’angoisse moderne s’illustra également avec brio dans l’art du cinématographe, écrivant et réalisant d’ingénieuses bandes sur pellicule telles que l’inquiétant « Mondwest », où de terrifiants automates se rebellent contre leurs créateurs. Toutefois, c’est indubitablement avec son chef-d’œuvre « Jurassic Park » qu’il subjugua plus tard les foules du monde entier. Dans cette fresque d’une audace folle, le romancier imagine la résurrection de sauriens antédiluviens par les prodiges redoutables de la manipulation génétique, offrant au public une réflexion vertigineuse sur les périls qui guettent une humanité jouant aux apprentis sorciers.
Romancier visionnaire et conteur hors pair, Michael Crichton a su captiver son siècle avec une prose d’une précision clinique. En sondant les limites de notre savoir et les dérives tragiques du progrès technique, cet auteur majuscule a offert à la littérature d’évasion ses lettres de noblesse, démontrant magistralement que la science, lorsqu’elle est dépourvue de sagesse, enfante immanquablement les plus fascinants des cauchemars.
Livres de Michael Crichton :
Andromède :
- La variété Andromède (1969)
- La menace Andromède (2019)
Jurassic Park :
- Jurassic Park (1990)
- Le monde perdu (1995)
Congo (1980)
Dent de dinosaure (2017)
Eruption (2024)
Etat d’urgence (2004)
Extrême urgence (1968)
Harcèlement (1993)
L’homme terminal (1972)
La proie (2002)
Les mangeurs de morts (1976)
Micro (2011)
Next (2006)
Pirates (2009)
Prisonniers du temps (1999)
Soleil levant (1992)
Sphère (1987)
Turbulences (1996)
Un train d’or pour la Crimée (1975)
Voyages (1988)
Zéro cool (1969)
Pour en savoir plus sur Michael Crichton :
La page Wikipédia sur M. Crichton
La page Noosfere sur M. Crichton
La page isfdb de M. Crichton