Étiquette : auteur

 

Jean-Christian Bergman

Présentation de Jean-Christian Bergman :

Jean-Christian Bergman est le principal pseudonyme de science-fiction utilisé par l’écrivain français Christian Mantey (né le 5 septembre 1941 à Paris).

Christian Mantey est un auteur prolifique connu pour son travail dans la littérature de genre, notamment :

  • Le Roman Policier : Il a publié une vingtaine de polars, principalement dans la collection Spécial Police du Fleuve Noir, sous son nom de naissance (Christian Mantey).
  • La Science-Fiction/Anticipation : Il est l’auteur d’une dizaine de romans de science-fiction, publiés majoritairement dans la collection Fleuve Noir Anticipation, pour lesquels il a eu recours à plusieurs pseudonymes, dont Jean-Christian Bergman.
  • Autres Pseudonymes : Il a également utilisé les noms de Budy Matieson, Jeffrey Lord, et a participé, sous un pseudonyme collectif (Zeb Chillicothe), à la série JAG avec des auteurs comme Pierre Dubois et Joël Houssin.

Les livres de Jean-Christian Bergman

Le pseudonyme Jean-Christian Bergman a été exclusivement réservé à ses œuvres d’anticipation et de science-fiction publiées chez Fleuve Noir.

Ces romans s’inscrivent typiquement dans le style de la collection de l’époque, abordant des thèmes dystopiques et post-apocalyptiques.

Note sur la collaboration

Il est à noter que le pseudonyme Jean-Christian Bergman a également été mentionné comme ayant été utilisé pour une collaboration avec l’écrivain Jean Philippe Berger, donnant lieu à un total de trois volumes publiés chez Fleuve Noir sous ce nom de plume.

Les œuvres signées Jean-Christian Bergman se caractérisent par des récits d’un futur sombre, souvent marqués par des catastrophes écologiques ou sociales. Apocalypse Snow, par exemple, se déroule dans un avenir glacial, quelques jours avant l’an 2000, explorant la question d’une nouvelle ère ou d’une apocalypse imminente.

Livres de Jean-Christian Bergman :

Apocalypse snow (1980)
Homme, sweet homme (1979)
Palowstown (1979)

Pour en savoir plus sur Jean-Christian Bergman :

La page Wikipédia sur J.-C. Bergman
La page Noosfere sur J.-C. Bergman
La page isfdb de J.-C. Bergman

Adam Saint-Moore

Présentation de Adam Saint-Moore :

Adam Saint-Moore, de son nom de naissance Jacques Louis René Douyau, est un écrivain français né le 5 octobre 1926 à Cadeilhan (Gers) et mort le 7 juin 2016 à Auch. Auteur prolifique, il fut l’un des piliers des collections populaires des éditions Fleuve noir (notamment Spécial Police et Espionnage), avant de se tourner vers la littérature d’anticipation en fin de carrière.

Jeunesse et débuts littéraires

Jacques Douyau était l’arrière-petit-fils du poète occitan Jacques Boé, dit Jasmin. Après des études de sociologie et de philosophie à la Sorbonne, et un certificat d’histoire moderne à Toulouse, il exerce la profession de chroniqueur littéraire pour La Dépêche du Midi.

Il commence sa carrière littéraire sous le pseudonyme d’Adam Saint-Moore au milieu des années 1950, s’illustrant principalement dans le roman policier et d’espionnage.

Le maître du roman d’espionnage

Sa notoriété s’établit grâce à son personnage récurrent, l’espion Gunther, surnommé « Face d’Ange », qu’il crée en 1957. Ce héros sera au cœur d’une longue série de romans d’espionnage publiés au Fleuve noir. En 1964, son roman Face d’Ange met dans le mille lui vaut la Palme d’or du roman d’espionnage, une distinction décernée par son éditeur.

Ses ouvrages de cette époque sont ancrés dans les tensions de la Guerre froide et le monde de la diplomatie secrète, mêlant intrigues politiques et aventures exotiques.

L’œuvre d’anticipation

C’est vers la fin de sa carrière littéraire que Adam Saint-Moore se consacre à la science-fiction et au roman d’anticipation (souvent qualifié d’« anticipation-catastrophe »), pour lequel il est particulièrement estimé par les amateurs du genre. Il publie une dizaine de romans dans la collection Fleuve Noir Anticipation.

Ses récits post-apocalyptiques et dystopiques explorent des thèmes récurrents :

  • La Fin des Temps et le Nouveau Barbarisme : Il imagine souvent la fin d’une civilisation moderne, remplacée par des sociétés primitives ou régies par la barbarie de clans isolés.
  • Les Mutations et l’Évolution Humaine : Ses romans mettent en scène des mutations animales et humaines, ainsi que la survie d’une humanité confrontée à un monde transformé.

Romans majeurs dans le genre :

  • La Marche au soleil (Grand Roman Fleuve Noir) : Ce roman, souvent considéré comme son œuvre majeure d’anticipation, rend hommage à J.-H. Rosny Aîné, le père du roman préhistorique. Il dépeint la quête d’un homme dans un monde post-cataclysme où il doit faire face à une nature redevenue sauvage et à une humanité régressive.
  • 3087 : Chroniques de l’Ère du Verseau (Fleuve Noir Anticipation) : Typique de ses récits, il propose une vision d’un futur lointain où la civilisation a chuté et où la barbarie cohabite avec des vestiges technologiques.
  • Les Ombres de la Mégapole (Fleuve Noir Anticipation)

Adam Saint-Moore, bien qu’ayant connu un succès public considérable, notamment avec la série Face d’Ange, est redécouvert pour la qualité de son œuvre d’anticipation qui, souvent sombre et réflexive, offre un regard unique sur les potentialités de l’effondrement sociétal.

Livres de Adam Saint-Moore :

Face d’Ange :

ORGA :

Ça se mange froid (1980)
La dernière battue (1968)
La nuit du chat (1967)
Le feu à la mèche (1956)
Le sang des idoles (1964)
Les comptes du Petit Poucet (1972)
Protection collective (1959)
Réseau liquidation (1957)

Pour en savoir plus sur Adam Saint-Moore :

La page Wikipédia sur A. Saint-Moore
La page Noosfere sur A. Saint-Moore
La page isfdb de A. Saint-Moore

Francis Berthelot

Présentation de Francis Berthelot :

Francis Berthelot, né à Paris le 27 juillet 1946, est une figure singulière et prolifique de la littérature française, particulièrement reconnu pour ses œuvres dans les littératures de l’imaginaire (science-fiction, fantastique, fantasy). Sa carrière est marquée par un double parcours, à la fois scientifique et littéraire.

Parcours professionnel et intellectuel

Après avoir été diplômé de l’École Polytechnique en 1968, Francis Berthelot a mené une longue carrière de chercheur au CNRS dans deux domaines distincts :

  • Biochimie et Biologie Moléculaire (1968-1989) : Il commence sa recherche dans les sciences dites « dures ».
  • Théorie Littéraire et Narratologie (1989-2007) : Il opère une reconversion pour se concentrer sur l’étude des littératures de l’imaginaire. Il a également été essayiste, co-dirigeant notamment un séminaire à l’EHESS sur les Narratologies contemporaines.

Il prend sa retraite du CNRS en octobre 2007 pour se consacrer entièrement à son œuvre de fiction.

Carrière littéraire

Francis Berthelot débute dans la science-fiction classique avec ses premiers romans comme La Lune noire d’Orion (1980). Au fil du temps, son œuvre évolue et s’enrichit :

  • Nouvelle Fiction et Transfictions : Il rejoint le groupe de la « Nouvelle Fiction » et développe un style qu’il a baptisé les « transfictions ». Ce terme désigne une zone littéraire frontalière entre les littératures de l’imaginaire et la littérature générale, souvent qualifiée de « merveilleux noir ».
  • Diversité des Genres : Son œuvre fictionnelle explore une grande variété de sous-genres, allant du space opera et de l’heroic fantasy à la psychofiction et à l’uchronie. Parmi ses titres notables figurent Rivage des intouchables, Nuit de colère, et la série du Cycle Le Rêve du démiurge.
  • Autres Activités Artistiques : Francis Berthelot est également compositeur de musique électroacoustique et l’auteur de plusieurs ballets.

Distinctions majeures

Francis Berthelot est l’un des auteurs français les plus primés dans les littératures de l’imaginaire. Il a notamment reçu :

  • Le Grand Prix de l’Imaginaire dans les quatre catégories existantes (roman, nouvelle, essai et jeunesse).
  • Le Prix Masterton (meilleur roman français et meilleure nouvelle française).
  • Le Prix Rosny aîné du meilleur roman de SF.
  • Le Prix Extraordinaire des Utopiales en 2024 pour l’ensemble de sa carrière dans le domaine de la science-fiction.

Son parcours unique, qui lie une rigueur scientifique à une imagination débridée, fait de lui un acteur majeur et respecté du paysage littéraire français contemporain.

Livres de Francis Berthelot :

Khanaor :

Rêve du démiurge :

Intégrales :

Forêts secrètes (2004)
La lune noire d’Orion (1980)
La ville au fond de l’oeil (1986)
Rivage des intouchables (1990)

Pour en savoir plus sur Francis Berthelot :

La page Wikipédia sur F. Berthelot
La page Noosfere sur F. Berthelot
La page isfdb de F. Berthelot

Aldous Huxley

Présentation de Aldous Huxley :

Aldous Leonard Huxley (1894-1963) était un écrivain, philosophe et humaniste anglais, surtout connu pour ses romans, en particulier le dystopique Le Meilleur des mondes (Brave New World). Issu d’une illustre famille d’intellectuels, sa vie et son œuvre ont été marquées par l’exploration de la science, de la spiritualité, de la critique sociale et des états de conscience altérés.

Jeunesse et formation

Origines familiales : Né à Godalming, Surrey, en Angleterre, le 26 juillet 1894. Il est le petit-fils de Thomas Henry Huxley, un biologiste éminent et ardent défenseur de la théorie de l’évolution de Darwin, et le frère de Julian Huxley, un biologiste de renom.

Éducation : Il a fréquenté le prestigieux collège d’Eton. Un événement tragique a changé sa trajectoire : à l’âge de 16 ans, une maladie des yeux (kératite ponctuée) l’a rendu temporairement presque aveugle et a gravement affecté sa vue pour le reste de sa vie. Cet épisode l’a empêché de poursuivre une carrière scientifique ou de combattre pendant la Première Guerre mondiale. Il a finalement étudié la littérature anglaise au Balliol College d’Oxford.

Début de carrière : Après Oxford, il enseigna brièvement. Au début des années 1920, il travailla pour le magazine The Athenaeum, dirigé par John Middleton Murry, et commença à publier ses premiers recueils de poésie et des romans satiriques.

Carrière littéraire

Les premières œuvres de Huxley étaient des satires acerbes de la société britannique post-Première Guerre mondiale et de la classe intellectuelle, comme Crome Yellow (1921) et Antic Hay (1923).

Le meilleur des mondes (Brave New World)

Son œuvre la plus célèbre, publiée en 1932, est Le Meilleur des mondes. Ce roman dystopique dépeint une société future où la population est contrôlée par le conditionnement génétique et psychologique, le culte du plaisir instantané, et l’utilisation d’une drogue euphorisante appelée Soma. Le livre est une critique puissante de la perte de l’individualité, des dangers du progrès technologique sans éthique, et de la société de consommation.

Le voyage en Amérique et le changement de cap

En 1937, Huxley s’installe en Californie, aux États-Unis, en partie pour des raisons de santé (le climat y était plus favorable à sa vue). C’est à ce moment que sa philosophie commence à évoluer vers le mysticisme et l’humanisme spirituel.

Il s’intéresse aux philosophies orientales, à la méditation et au concept de la « Philosophie Éternelle » (le dénominateur commun des traditions mystiques du monde), qu’il explore dans son essai The Perennial Philosophy (1945).

Il devient un ami proche du philosophe Jiddu Krishnamurti et du musicien Igor Stravinsky.

L’exploration de la conscience

Dans les années 1950, Huxley s’intéresse vivement aux drogues psychédéliques, notamment la mescaline et le LSD, qu’il expérimente sous supervision médicale. Ses expériences sont documentées dans deux essais influents :

  • Les portes de la perception (The Doors of Perception, 1954)
  • Le Ciel et l’Enfer (Heaven and Hell, 1956)

Ces livres ont eu un impact profond sur la contreculture des années 1960.

Fin de vie

Huxley est resté un auteur prolifique jusqu’à sa mort, publiant notamment son roman utopique Île (Island, 1962), une contrepartie à la dystopie du Meilleur des mondes.

Il est décédé d’un cancer du larynx le 22 novembre 1963, à Los Angeles, en Californie, le même jour que l’assassinat de John F. Kennedy.

Héritage

L’œuvre d’Aldous Huxley a influencé de nombreux domaines, allant de la littérature de science-fiction et de la critique sociale à la psychologie transpersonnelle. Il reste une figure centrale de la littérature moderne pour sa capacité à fusionner la fiction intellectuelle avec une profonde exploration des grandes questions de l’humanité.

Livres de Aldous Huxley :

Contrepoint (1926)
Île (1962)
Jouvence (1939)
L’art de voir (1943)
L’éminence grise (1941)
La fin et les moyens (1937)
La philosophie éternelle (1945)
Le meilleur des mondes (1932)
Le meilleur des mondes (nouvelle traduction) (1932)
Les Claxton & Le jeune Archimède (1930)
Les corbeaux de Pearblossom (1985)
Les diables de Loudun (1952)
Les portes de la perception (1954)
Retour au meilleur des mondes (1958)
Temps futurs (1948)

Pour en savoir plus sur Aldous Huxley :

La page Wikipédia sur A. Huxley
La page Noosfere sur A. Huxley
La page isfdb de A. Huxley

Jimmy Guieu

Présentation de Jimmy Guieu :

Jimmy Guieu est le pseudonyme littéraire d’Henri-René Guieu. Né le 19 mars 1926 à Aix-en-Provence, il est décédé le 2 janvier 2000. Il est une figure marquante de la littérature populaire française, principalement connu comme auteur prolifique de science-fiction et comme ufologue (spécialiste du phénomène ovni) passionné.

Débuts Littéraires et Alchimie

Ses premiers pas dans la littérature sont influencés par l’alchimie, à laquelle il a été initié dans sa jeunesse. Dès l’âge de 25 ans, il publie son premier roman, Le Pionnier de l’atome (1951), dans la célèbre collection « Anticipation » des éditions du Fleuve noir. Cette collaboration avec le Fleuve noir sera longue et fructueuse, faisant de lui l’un des auteurs phares du genre en France.

Une Carrière Prolifique Sous Plusieurs Noms

Jimmy Guieu fut un écrivain extrêmement productif, abordant différents genres littéraires en utilisant plusieurs pseudonymes :

  • Jimmy Guieu (et parfois Jimmy G. Quint) pour la science-fiction et l’espionnage.
  • Claude Rostaing pour des romans policiers.
  • Dominique Verseau pour des romans érotiques.
  • Claude Vauzière pour des romans pour adolescents (notamment chez Marabout Junior) et des enquêtes paranormales (Les dossiers du Glaive).

Ses romans de science-fiction, souvent caractérisés par le space opera et le fantastique scientifique, ont connu un grand succès populaire. Il est l’auteur de plusieurs séries, dont la série Galaxies.

L’Engagement Ufologique

Parallèlement à sa carrière de romancier, Jimmy Guieu devient un des pionniers de l’ufologie française dès les années 1950, aux côtés notamment d’Aimé Michel. Il est l’auteur du premier ouvrage français sur le sujet : Les Soucoupes volantes viennent d’un autre monde (1954), suivi de Black-Out sur les soucoupes volantes (1956).

Il était fermement convaincu de l’existence des ovnis et de l’implication d’intelligences non terrestres. Cet intérêt pour l’inexpliqué se retrouve également dans son engagement au sein de groupes de recherche ufologique comme la Commission Ouranos (fondée en 1951), où il a exercé comme chef du service d’enquête pour la revue éponyme.

Radio et Télévision

Dans les dernières décennies de sa vie, Jimmy Guieu a également été actif dans les médias en tant qu’essayiste et conférencier, partageant ses convictions ufologiques et ses thèses sur les mystères du monde. Il a notamment produit et présenté la série de vidéos documentaires Les Portes du Futur dans les années 1990, consacrées au paranormal, aux civilisations disparues et aux théories de la conspiration, se positionnant comme un chasseur de mystères inlassable.

Jimmy Guieu est décédé en 2000, laissant derrière lui une œuvre monumentale qui a profondément marqué la science-fiction populaire et l’ufologie en France.

Livres de Jimmy Guieu :

Blade et Baker :

Chasseurs d’hommes :

Claude Rousseau :

Erickson & Wendell :

Erotic :

Expérimental X 35 :

Gilles Novak :

Jean Kariven :

Jerry Barclay :

Le règne des mutants :

Opération Ozma :

Black-out sur les soucoupes volantes (1956)
Contacts Ovni Cergy-Pontoise (1980)
Convulsions solaires (1958)
Créatures des neiges (1957)
Demain l’apocalypse (1969)
EBE 1 & EBE 2 (2000)
L’arche du temps (1970)
L’ère des biocybs (1960)
L’invisible alliance (1961)
La caverne du futur (1961)
La force sans visage (1958)
La grande épouvante (1961)
Le livre du paranormal (1973)
Le monde étrange des contactés (1986)
Le rayon du cube (1957)
Les dossiers du glaive (2008)
Les portes de Thulé (1964)
Les soucoupes volantes viennent d’un autre monde (1954)
Les sphères de Rapa-Nui (1960)
Mission « T » (1963)
Nos maîtres les extraterrestres (1992)
Oniria (1962)
Projet King (1963)
Psiboy (1996)
Refuge cosmique (1968)
Réseau dinosaure (1958)
Spoutnik VII a disparu (1960)

Pour en savoir plus sur Jimmy Guieu :

La page Wikipédia sur J. Guieu
La page Noosfere sur J. Guieu
La page isfdb de J. Guieu

Paul Féval fils

Présentation de Paul Féval fils :

Paul Auguste Jean Nicolas Féval, dit Paul Féval fils, est un écrivain français né à Paris le 25 janvier 1860 et mort dans la même ville le 17 mars 1933. Il est le fils de l’illustre romancier populaire Paul Féval (père) (1816-1887), auteur notamment du célèbre roman de cape et d’épée Le Bossu.

Carrière et Style Littéraire

Contrairement à de nombreux « fils de », Paul Féval fils a choisi de s’inscrire directement dans la lignée littéraire de son père, adoptant le genre du roman-feuilleton et d’aventures populaires.

  • L’Héritage Paternelle : Les Suites du Bossu : Son œuvre la plus notable est la continuation de l’univers créé par son père. Il a ainsi écrit de multiples suites et préquelles au Bossu, exploitant le personnage de Lagardère et sa descendance :
    • Le Fils de Lagardère (1893, co-écrit avec A. d’Orsay).
    • La Jeunesse du Bossu.
    • Mademoiselle de Lagardère (1929).
    • La Petite Fille du Bossu (1931).
  • Pastiches et Crossovers : Féval fils s’est fait une spécialité de prolonger les œuvres à succès de la littérature française, notamment celles d’Alexandre Dumas. Son « coup de génie » fut de créer des croisements (ou crossovers) entre des figures mythiques :
    • D’Artagnan contre Cyrano de Bergerac (série de romans, parfois en collaboration avec Maximilien Lassez), où il s’efforce de combler les vingt années laissées vides par Dumas entre Les Trois Mousquetaires et Vingt Ans Après.
    • Il a également écrit des suites aux Mystères de Londres de son père.
  • Autres Genres : Bien que principalement connu pour la cape et l’épée, Féval fils a également abordé d’autres genres populaires de son époque, y compris la science-fiction avec la série Les Mystères de demain (comme Les Fiancés de l’an 2000, écrit avec H.-J. Magog), ainsi que des pièces de théâtre et des nouvelles fantastiques (Histoires d’outre-tombe).

Reconnaissance

Paul Féval fils fut un écrivain prolifique et un professionnel habile du roman populaire, assurant la continuité de ce genre qui faisait alors les délices des lecteurs de journaux. Il est souvent considéré comme un précurseur dans l’art de la suite apocryphe et du pastiche littéraire, anticipant la logique des franchises modernes en réutilisant et combinant des personnages célèbres.

Il meurt à Paris en 1933 et est inhumé au cimetière du Montparnasse, rejoignant la sépulture familiale. Son œuvre, bien que de facture jugée plus modeste que celle de son père, témoigne de la vitalité et de l’évolution du roman-feuilleton au tournant du XXe siècle.

Livres de Paul Féval fils :

D’Artagnan et Cyrano :

La famille Lagardère – Le Bossu :

Le fils de Lagardère :

Mystères de demain :

Intégrales :

Pour en savoir plus sur Paul Féval fils :

La page Wikipédia sur P. Féval fils
La page Noosfere sur P. Féval fils
La page isfdb de P. Féval fils

Théo Varlet

Présentation de Théo Varlet :

Théo Varlet (1878-1938), de son nom complet Léon Louis Étienne Théodore Varlet, est un poète, romancier de fantastique et de science-fiction et traducteur français, une figure originale et méconnue du début du XXe siècle.

Jeunesse et carrière poétique

Né à Lille le 12 mars 1878, Théo Varlet grandit dans un milieu aisé, son père étant avocat. Il se lance rapidement dans la littérature, publiant ses premiers poèmes, Heures de Rêve, en 1898. Poète salué notamment par Guillaume Apollinaire, il fréquente des cercles littéraires importants. Au début du siècle, il collabore à diverses revues et fonde Les Bandeaux d’or en 1906, en lien avec le célèbre groupe de l’Abbaye (qui comptait Jules Romains ou Georges Duhamel). Son œuvre poétique est marquée par un cosmisme et une fascination pour l’univers, comme en témoignent ses recueils Ad Astra (1929) et Florilège de poésie cosmique (1933).

L’écrivain et l’expérimentateur

Varlet est un homme d’une nature passionnée et d’une grande vitalité. Athlète (nageur, cycliste, marcheur), il est également un adepte des expériences spirituelles et sensorielles, s’intéressant au naturisme comme moyen de communion avec le Cosmos. Il expérimente également l’opium et le haschich, qu’il évoque dans ses écrits comme Le Démon dans l’âme (1923) et Aux paradis du hachich, suite à Baudelaire (1930).

Au niveau de la prose, il se retire volontairement de l’agitation parisienne pour s’installer à Cassis dans le Sud de la France, où il produit l’essentiel de son œuvre romanesque entre 1920 et 1930. Il utilise parfois le pseudonyme de Déodat Serval. Ses romans, souvent de genre fantastique ou de science-fiction, sont visionnaires et audacieux. Parmi ses titres les plus notables :

  • Le Dernier Satyre (1905).
  • Les Titans du ciel (avec Octave Jonquel, 1921), un « roman planétaire ».
  • L’Épopée martienne : l’agonie de la terre (avec Octave Jonquel, 1922).
  • Le Roc d’or (1927).
  • La Grande Panne (1930), qui imagine une coupure de courant mondiale.

Le traducteur de talent

Après la Révolution russe de 1917, qui le ruine, Varlet doit se consacrer à des travaux alimentaires, notamment la traduction qui devient un pan essentiel de son activité. Il s’impose comme un traducteur de premier ordre, particulièrement des œuvres anglo-saxonnes. Son grand œuvre dans ce domaine est la traduction des romans de Robert Louis Stevenson pour les éditions de la Sirène (L’Île au trésor, L’Étrange Cas du Dr Jekyll et de Mr Hyde, etc.). Il traduit également des auteurs comme Rudyard Kipling et Jerome K. Jerome, travaux pour lesquels il reçoit le Prix Langlois de l’Académie française en 1933.

Malgré son intense activité, Varlet est atteint d’une maladie osseuse qui le rend invalide. Il meurt à Cassis le 6 octobre 1938, à l’âge de 60 ans. J.-H. Rosny aîné le considérait comme « un visionnaire, un coureur d’univers, et de toutes manières, un des plus beaux talents de sa génération. » Son œuvre, bien que parfois éclipsée par ses traductions, connaît une redécouverte par les amateurs de littérature de l’imaginaire.

Livres de Théo Varlet :

Aurore Lescure :

L’épopée martienne :

Intégrale :

Le démon dans l’âme (1923)
Le dernier satyre (1920-1923)

Pour en savoir plus sur Théo Varlet :

La page Wikipédia sur T. Varlet
La page Noosfere sur T. Varlet
La page isfdb de T. Varlet

H. J. Magog

Présentation de H. J. Magog :

H. J. Magog est le pseudonyme le plus connu de l’écrivain français Henri-Georges Jeanne (1877-1947), un auteur prolifique de romans populaires et de romans policiers de l’entre-deux-guerres.

Jeunesse et débuts

Henri-Georges Léon Charles Jeanne est né le 29 mai 1877 à Laon (Aisne, France). Son père était capitaine au 45e régiment de Ligne. Il a d’abord exercé la profession de receveur de l’Enregistrement jusqu’en 1907.

Carrière littéraire

Inspiré par ses lectures d’enfance et le héros d’un conte hongrois, il adopte le pseudonyme de H. J. Magog pour sa carrière littéraire.

Débuts (v. 1907) : Il commence par publier des saynètes et des comédies de mœurs, comme Scènes et Silhouettes et Mieux vaut rire, décrivant fidèlement la vie en province.

Romancier populaire : Il s’oriente rapidement vers le roman populaire et le roman policier, genres dans lesquels il connaîtra le succès. Son premier roman, L’Attentat de la Rue Royale, paraît en 1910.

Pseudonymes variés : Outre H. J. Magog, il a utilisé de nombreux autres pseudonymes, dont Henri Jeanne, Jean de La Tardoire, Jean Noal, Jacques de Brevalles, Yves Chorsin, Jean de Laon et Paddy Wellgone. Ces noms de plume étaient souvent inspirés de sa ville natale ou de patronymes familiaux.

Collaboration : Il a notamment collaboré avec Paul Féval fils pour la série en cinq volumes Les Mystères de demain (1922-1924).

Reconnaissance : Il fut membre du jury du Prix du Roman populaire de 1936 à 1939.

Œuvres principales (sélection)

H. J. Magog est l’auteur d’une œuvre abondante. Parmi ses titres notables, on trouve :

  • L’Énigme de la malle rouge (1912)
  • Le Masque aux yeux rouges (1920)
  • L’Enfant des Halles (1921)
  • L’Île tombée du ciel (1923)
  • Les Buveurs d’océan (1926), un roman d’anticipation.
  • Le Détective milliardaire (1937)

Vie personnelle et décès

Henri-Georges Jeanne s’est marié en 1902 à Entrevaux. Il est décédé à Paris, dans le 14e arrondissement, le 13 janvier 1947, à l’âge de 69 ans. Aujourd’hui, bien qu’il soit un peu oublié, il demeure un représentant typique et important de la littérature populaire française de son époque.

Livres de H. J. Magog :

L’enfant des halles :

L’homme qui devint gorille (1930)
L’île tombée du ciel (1923)
L’énigme de la malle rouge (1929)
La veillée d’armes de Don Quichotte (1906)
Le Bouddha vivant (1952)
Le masque aux yeux rouges (1933)
Le masque d’or (1921)
Le sosie du Président (1944)
Le testament du fantôme (1921)
Les buveurs d’océan (1922)
Trois ombres sur Paris (1928)

Pour en savoir plus sur H. J. Magog :

La page Wikipédia sur H. J. Magog
La page Noosfere sur H. J. Magog
La page isfdb de H. J. Magog

David John Lake

Présentation de David John Lake :

David John Lake (1929-2016) était un écrivain australien et un professeur d’université reconnu. Il menait en effet une double carrière : il était un professeur très respecté à l’Université du Queensland, à Brisbane, Australie, tout en se faisant connaître dans les domaines de la science-fiction et de la heroic fantasy. Il est surtout connu dans le monde littéraire pour son roman, Les Dieux de Xuma, publié en France en 1980 dans la collection « Super Fiction » des éditions Albin Michel.

Les Dieux de Xuma : une aventure de Cape et d’Épée spatiale

Les Dieux de Xuma est l’œuvre la plus célèbre de David J. Lake. Bien qu’il se déroule dans l’espace, le roman est souvent classé comme de la heroic fantasy plutôt que de la science-fiction traditionnelle, ce que l’auteur reconnaissait d’ailleurs. Son inspiration majeure était les récits fantastiques d’Edgar Rice Burroughs, en particulier sa célèbre série des romans « martiens » (appelés Barsoom). Lake avouait sans honte son admiration pour ces aventures de cape et d’épée transposées sur une autre planète.

L’intrigue emmène le lecteur sur Xuma, la troisième planète du système 82 Eridan. Lorsqu’elle apparaît au télescope, rougeâtre et sillonnée de canaux, le personnage principal, Tom Carson, du vaisseau spatial Riverhorse, propose de l’appeler « Barsoom » en hommage à Burroughs. La ressemblance se confirme sur place : Xuma abrite une civilisation ancienne de deux millions d’années, peuplée d’habitants à la peau rouge et de guerriers qui se battent à l’épée. Tom Carson se retrouve à devoir affronter une reine et à exécuter une mission définie par le Plan 2/3 A : « Diviser pour régner », tout en n’ayant rien d’un héros traditionnel, son seul atout étant son pistolet-laser. L’œuvre de Lake s’inscrit ainsi dans la pure tradition des aventures classiques, qu’il a su moderniser et transposer dans un cadre interplanétaire.

Livres de David John Lake :

Les Dieux de Xuma (1978)

Pour en savoir plus sur David John Lake :

La page Wikipédia sur D. J. Lake
La page Noosfere sur D. J. Lake
La page isfdb de D. J. Lake

Paul Féval père

Présentation de Paul Féval père :

Paul Féval père, de son nom complet Paul Henri Corentin Féval, est un écrivain français majeur du XIXe siècle. Né à Rennes le 29 septembre 1816 et mort à Paris le 8 mars 1887, il est l’un des auteurs les plus prolifiques et populaires de son temps, célèbre pour ses romans-feuilletons qui ont captivé le public.

Jeunesse et formation

Issu d’une famille de petite noblesse bretonne, Paul Féval est le fils d’un avocat. Il étudie le droit à Rennes, puis monte à Paris en 1837 pour y tenter sa chance. Il y exerce d’abord le métier de clerc de notaire, mais se sent rapidement attiré par la littérature. Il fréquente les cercles littéraires et journalistiques de la capitale, et publie ses premiers écrits, des nouvelles, dans des revues.

Carrière littéraire

C’est avec la publication de son premier grand roman, Le Loup blanc (1843), que Paul Féval connaît le succès. Ce roman d’aventures, qui se déroule dans la forêt de Paimpont, allie le fantastique et le pittoresque breton. Mais c’est le roman-feuilleton qui va le hisser au rang des auteurs les plus en vue.

Il devient l’un des maîtres incontestés du genre, aux côtés d’Alexandre Dumas et d’Eugène Sue. Ses romans, publiés en épisodes dans les journaux, tiennent les lecteurs en haleine grâce à des intrigues complexes, des rebondissements incessants et des personnages hauts en couleur. Ses œuvres les plus célèbres sont :

  • Les Mystères de Londres (1844) : un roman social qui dépeint la misère et la criminalité de la capitale britannique.
  • Le Bossu (1857) : son roman le plus célèbre, dont le héros, le chevalier de Lagardère, est un maître escrimeur. La phrase « Si tu ne viens pas à Lagardère, Lagardère ira à toi ! » est passée à la postérité.
  • Le Cavalier fantôme (1853) : un roman d’aventures historique qui se déroule au temps de la Chouannerie.
  • Jean-Diable (1862) : un roman de cape et d’épée qui se déroule au XVIIIe siècle.

Paul Féval excelle dans de nombreux genres : le roman d’aventures, le roman de cape et d’épée, le roman fantastique, le roman policier. Il est d’ailleurs considéré comme l’un des précurseurs du roman policier moderne. Il est l’auteur de près de 200 romans et nouvelles.

Une vie tumultueuse

Malgré son immense succès, la vie de Paul Féval est marquée par des hauts et des bas. Il connaît la fortune, mais aussi des périodes de grandes difficultés financières dues à ses dépenses excessives et à de mauvais placements. Il est également connu pour sa vie amoureuse agitée.

En 1876, il se convertit au catholicisme avec ferveur, reniant ses œuvres de jeunesse qu’il considère comme immorales. Il se retire progressivement de la vie littéraire et mène une existence pieuse.

Héritage

Paul Féval père a eu un fils, Paul Féval fils (1860-1933), qui a également été un écrivain populaire et qui a repris le flambeau de son père.

L’œuvre de Paul Féval père a connu un grand succès posthume, notamment grâce aux nombreuses adaptations théâtrales et cinématographiques de ses romans. Le Bossu a été adapté à plusieurs reprises, notamment dans une version mythique avec Jean Marais en 1959.

Paul Féval reste aujourd’hui un écrivain populaire, dont les romans continuent d’être réédités et appréciés pour leur souffle épique, leurs intrigues passionnantes et leur place essentielle dans l’histoire de la littérature populaire française.

Livres de Paul Féval père :

Les habits noirs :

Intégrales :

Contes de Bretagne (1878)
Corbeille d’histoires (1880)
Douze femmes (1878)
Fontaine aux perles (1880)
Jean Diable T. 1 (1861)
Jean Diable T. 2 (1861)
L’homme sans bras (1881)
La cavalière (1881)
La fabrique de crimes (1866)
La fée des grèves (1850)
La fille du juif-errant (1879)
La forêt de Rennes (1880)
La louve T. 1 (1855)
La louve T. 2 (1855)
La maison de Pilate (xxxx)
La province de Paris (1889)
La quittance de minuit T. 1 (1846)
La quittance de minuit T. 2 (1846)
La reine des épées (1852)
La vampire (1856)
La ville vampire (1875)
Le bossu (1857)
Le cavalier fortune (1869)
Le chevalier ténèbre (1860)
Le dernier vivant T. 1 (1871)
Le dernier vivant T. 2 (1871)
Le fils du diable T. 1 (1846)
Le fils du diable T. 2 (1846)
Le loup blanc (1883)
Le médecin bleu (1925)
Le mendiant noir (1879)
Le paradis des femmes (1873)
Le poisson d’or (1878)
Le roi des gueux (1859)
Les amours de Paris T. 1 (1845)
Les amours de Paris T. 2 (1843)
Les amours de Paris T. 3 (1845)
Les amours de Paris T. 5 (1845)
Les amours de Paris T. 6 (1845)
Les belles de nuit T. 1 (1850)
Les belles de nuit T. 2 (1850)
Les cinq (1875)
Les compagnons du silence T. 1 (1857)
Les compagnons du silence T. 2 (1857)
Les contes de nos pères (1845)
Les errants de la nuit (1880)
Les fanfarons du roi (1843)
Les mystères de Londres (1844)
Les romans enfantins (1894)
Madame Gil Blas (1856)
Madame Pistache (1856)
Quatre femmes et un homme (1862)
Une histoire de revenants (1881)

Pour en savoir plus sur Paul Féval père :

La page Wikipédia sur P. Féval père
La page Noosfere sur P. Féval père
La page isfdb de P. Féval père