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H. J. Magog

Présentation de H. J. Magog :
H. J. Magog est le pseudonyme le plus connu de l’écrivain français Henri-Georges Jeanne (1877-1947), un auteur prolifique de romans populaires et de romans policiers de l’entre-deux-guerres.
Jeunesse et débuts
Henri-Georges Léon Charles Jeanne est né le 29 mai 1877 à Laon (Aisne, France). Son père était capitaine au 45e régiment de Ligne. Il a d’abord exercé la profession de receveur de l’Enregistrement jusqu’en 1907.
Carrière littéraire
Inspiré par ses lectures d’enfance et le héros d’un conte hongrois, il adopte le pseudonyme de H. J. Magog pour sa carrière littéraire.
Débuts (v. 1907) : Il commence par publier des saynètes et des comédies de mœurs, comme Scènes et Silhouettes et Mieux vaut rire, décrivant fidèlement la vie en province.
Romancier populaire : Il s’oriente rapidement vers le roman populaire et le roman policier, genres dans lesquels il connaîtra le succès. Son premier roman, L’Attentat de la Rue Royale, paraît en 1910.
Pseudonymes variés : Outre H. J. Magog, il a utilisé de nombreux autres pseudonymes, dont Henri Jeanne, Jean de La Tardoire, Jean Noal, Jacques de Brevalles, Yves Chorsin, Jean de Laon et Paddy Wellgone. Ces noms de plume étaient souvent inspirés de sa ville natale ou de patronymes familiaux.
Collaboration : Il a notamment collaboré avec Paul Féval fils pour la série en cinq volumes Les Mystères de demain (1922-1924).
Reconnaissance : Il fut membre du jury du Prix du Roman populaire de 1936 à 1939.
Œuvres principales (sélection)
H. J. Magog est l’auteur d’une œuvre abondante. Parmi ses titres notables, on trouve :
- L’Énigme de la malle rouge (1912)
- Le Masque aux yeux rouges (1920)
- L’Enfant des Halles (1921)
- L’Île tombée du ciel (1923)
- Les Buveurs d’océan (1926), un roman d’anticipation.
- Le Détective milliardaire (1937)
Vie personnelle et décès
Henri-Georges Jeanne s’est marié en 1902 à Entrevaux. Il est décédé à Paris, dans le 14e arrondissement, le 13 janvier 1947, à l’âge de 69 ans. Aujourd’hui, bien qu’il soit un peu oublié, il demeure un représentant typique et important de la littérature populaire française de son époque.
Livres de H. J. Magog :
L’enfant des halles :
- Le môme Berlingot (1926)
- La main criminelle (1926)
L’homme qui devint gorille (1930)
L’île tombée du ciel (1923)
L’énigme de la malle rouge (1929)
La veillée d’armes de Don Quichotte (1906)
Le Bouddha vivant (1952)
Le masque aux yeux rouges (1933)
Le masque d’or (1921)
Le sosie du Président (1944)
Le testament du fantôme (1921)
Les buveurs d’océan (1922)
Trois ombres sur Paris (1928)
Pour en savoir plus sur H. J. Magog :
La page Wikipédia sur H. J. Magog
La page Noosfere sur H. J. Magog
La page isfdb de H. J. Magog
David John Lake
Présentation de David John Lake :
David John Lake (1929-2016) était un écrivain australien et un professeur d’université reconnu. Il menait en effet une double carrière : il était un professeur très respecté à l’Université du Queensland, à Brisbane, Australie, tout en se faisant connaître dans les domaines de la science-fiction et de la heroic fantasy. Il est surtout connu dans le monde littéraire pour son roman, Les Dieux de Xuma, publié en France en 1980 dans la collection « Super Fiction » des éditions Albin Michel.
Les Dieux de Xuma : une aventure de Cape et d’Épée spatiale
Les Dieux de Xuma est l’œuvre la plus célèbre de David J. Lake. Bien qu’il se déroule dans l’espace, le roman est souvent classé comme de la heroic fantasy plutôt que de la science-fiction traditionnelle, ce que l’auteur reconnaissait d’ailleurs. Son inspiration majeure était les récits fantastiques d’Edgar Rice Burroughs, en particulier sa célèbre série des romans « martiens » (appelés Barsoom). Lake avouait sans honte son admiration pour ces aventures de cape et d’épée transposées sur une autre planète.
L’intrigue emmène le lecteur sur Xuma, la troisième planète du système 82 Eridan. Lorsqu’elle apparaît au télescope, rougeâtre et sillonnée de canaux, le personnage principal, Tom Carson, du vaisseau spatial Riverhorse, propose de l’appeler « Barsoom » en hommage à Burroughs. La ressemblance se confirme sur place : Xuma abrite une civilisation ancienne de deux millions d’années, peuplée d’habitants à la peau rouge et de guerriers qui se battent à l’épée. Tom Carson se retrouve à devoir affronter une reine et à exécuter une mission définie par le Plan 2/3 A : « Diviser pour régner », tout en n’ayant rien d’un héros traditionnel, son seul atout étant son pistolet-laser. L’œuvre de Lake s’inscrit ainsi dans la pure tradition des aventures classiques, qu’il a su moderniser et transposer dans un cadre interplanétaire.
Livres de David John Lake :
Les Dieux de Xuma (1978)
Pour en savoir plus sur David John Lake :
La page Wikipédia sur D. J. Lake
La page Noosfere sur D. J. Lake
La page isfdb de D. J. Lake
Paul Féval père

Présentation de Paul Féval père :
Paul Féval père, de son nom complet Paul Henri Corentin Féval, est un écrivain français majeur du XIXe siècle. Né à Rennes le 29 septembre 1816 et mort à Paris le 8 mars 1887, il est l’un des auteurs les plus prolifiques et populaires de son temps, célèbre pour ses romans-feuilletons qui ont captivé le public.
Jeunesse et formation
Issu d’une famille de petite noblesse bretonne, Paul Féval est le fils d’un avocat. Il étudie le droit à Rennes, puis monte à Paris en 1837 pour y tenter sa chance. Il y exerce d’abord le métier de clerc de notaire, mais se sent rapidement attiré par la littérature. Il fréquente les cercles littéraires et journalistiques de la capitale, et publie ses premiers écrits, des nouvelles, dans des revues.
Carrière littéraire
C’est avec la publication de son premier grand roman, Le Loup blanc (1843), que Paul Féval connaît le succès. Ce roman d’aventures, qui se déroule dans la forêt de Paimpont, allie le fantastique et le pittoresque breton. Mais c’est le roman-feuilleton qui va le hisser au rang des auteurs les plus en vue.
Il devient l’un des maîtres incontestés du genre, aux côtés d’Alexandre Dumas et d’Eugène Sue. Ses romans, publiés en épisodes dans les journaux, tiennent les lecteurs en haleine grâce à des intrigues complexes, des rebondissements incessants et des personnages hauts en couleur. Ses œuvres les plus célèbres sont :
- Les Mystères de Londres (1844) : un roman social qui dépeint la misère et la criminalité de la capitale britannique.
- Le Bossu (1857) : son roman le plus célèbre, dont le héros, le chevalier de Lagardère, est un maître escrimeur. La phrase « Si tu ne viens pas à Lagardère, Lagardère ira à toi ! » est passée à la postérité.
- Le Cavalier fantôme (1853) : un roman d’aventures historique qui se déroule au temps de la Chouannerie.
- Jean-Diable (1862) : un roman de cape et d’épée qui se déroule au XVIIIe siècle.
Paul Féval excelle dans de nombreux genres : le roman d’aventures, le roman de cape et d’épée, le roman fantastique, le roman policier. Il est d’ailleurs considéré comme l’un des précurseurs du roman policier moderne. Il est l’auteur de près de 200 romans et nouvelles.
Une vie tumultueuse
Malgré son immense succès, la vie de Paul Féval est marquée par des hauts et des bas. Il connaît la fortune, mais aussi des périodes de grandes difficultés financières dues à ses dépenses excessives et à de mauvais placements. Il est également connu pour sa vie amoureuse agitée.
En 1876, il se convertit au catholicisme avec ferveur, reniant ses œuvres de jeunesse qu’il considère comme immorales. Il se retire progressivement de la vie littéraire et mène une existence pieuse.
Héritage
Paul Féval père a eu un fils, Paul Féval fils (1860-1933), qui a également été un écrivain populaire et qui a repris le flambeau de son père.
L’œuvre de Paul Féval père a connu un grand succès posthume, notamment grâce aux nombreuses adaptations théâtrales et cinématographiques de ses romans. Le Bossu a été adapté à plusieurs reprises, notamment dans une version mythique avec Jean Marais en 1959.
Paul Féval reste aujourd’hui un écrivain populaire, dont les romans continuent d’être réédités et appréciés pour leur souffle épique, leurs intrigues passionnantes et leur place essentielle dans l’histoire de la littérature populaire française.
Livres de Paul Féval père :
Les habits noirs :
- Les habits noirs (1863-1875)
- Coeur d’acier (1863-1875)
- La rue de Jerusalem (1863-1875)
- L’arme invisible (1863-1875)
- Maman Léo (1863-1875)
- L’avaleur de sabre (1863-1875)
- Les compagnons du trésor (1863-1875)
- La bande cadet (1863-1875)
Intégrales :
Contes de Bretagne (1878)
Corbeille d’histoires (1880)
Douze femmes (1878)
Fontaine aux perles (1880)
Jean Diable T. 1 (1861)
Jean Diable T. 2 (1861)
L’homme sans bras (1881)
La cavalière (1881)
La fabrique de crimes (1866)
La fée des grèves (1850)
La fille du juif-errant (1879)
La forêt de Rennes (1880)
La louve T. 1 (1855)
La louve T. 2 (1855)
La maison de Pilate (xxxx)
La province de Paris (1889)
La quittance de minuit T. 1 (1846)
La quittance de minuit T. 2 (1846)
La reine des épées (1852)
La vampire (1856)
La ville vampire (1875)
Le bossu (1857)
Le cavalier fortune (1869)
Le chevalier ténèbre (1860)
Le dernier vivant T. 1 (1871)
Le dernier vivant T. 2 (1871)
Le fils du diable T. 1 (1846)
Le fils du diable T. 2 (1846)
Le loup blanc (1883)
Le médecin bleu (1925)
Le mendiant noir (1879)
Le paradis des femmes (1873)
Le poisson d’or (1878)
Le roi des gueux (1859)
Les amours de Paris T. 1 (1845)
Les amours de Paris T. 2 (1843)
Les amours de Paris T. 3 (1845)
Les amours de Paris T. 5 (1845)
Les amours de Paris T. 6 (1845)
Les belles de nuit T. 1 (1850)
Les belles de nuit T. 2 (1850)
Les cinq (1875)
Les compagnons du silence T. 1 (1857)
Les compagnons du silence T. 2 (1857)
Les contes de nos pères (1845)
Les errants de la nuit (1880)
Les fanfarons du roi (1843)
Les mystères de Londres (1844)
Les romans enfantins (1894)
Madame Gil Blas (1856)
Madame Pistache (1856)
Quatre femmes et un homme (1862)
Une histoire de revenants (1881)
Pour en savoir plus sur Paul Féval père :
La page Wikipédia sur P. Féval père
La page Noosfere sur P. Féval père
La page isfdb de P. Féval père
Patrice Duvic

Présentation de Patrice Duvic :
Patrice Duvic (1946-2007) est une figure marquante de la science-fiction, du fantastique et de l’horreur en France. Bien qu’il ait écrit quelques œuvres de fiction, sa contribution la plus significative réside dans son rôle d’anthologiste, de traducteur, de critique et de directeur littéraire.
Né à Orsay le 11 janvier 1946 et décédé à Villeurbanne le 25 février 2007, Duvic s’est imposé comme un passeur essentiel entre la littérature anglo-saxonne et le public francophone. Il a été l’un des premiers à populariser les œuvres de grands auteurs de science-fiction, notamment au travers de ses célèbres anthologies.
Son travail a permis de faire découvrir de nombreux écrivains, dont Philip K. Dick, qu’il a interviewé lors d’un voyage aux États-Unis, une rencontre qui a marqué la carrière des deux hommes. Duvic a poursuivi cette activité d’intervieweur avec de nombreux autres auteurs, tant anglo-saxons que français.
En tant qu’anthologiste, il a dirigé plusieurs collections de nouvelles, dont les séries « Le Livre d’or de la science-fiction » et les anthologies « Asimov présente ». Ces recueils, qui mettaient en avant le travail d’un auteur ou exploraient un thème précis, ont joué un rôle majeur dans la formation du goût des lecteurs français pour la science-fiction.
Patrice Duvic est également l’auteur de quelques romans, dont Naissez, nous ferons le reste (1979) et Terminus (1986). Son roman Poisson-Pilote est également une œuvre notable. Il a également écrit des scénarios et s’est investi dans le domaine de la critique littéraire, contribuant à des revues spécialisées.
Sa disparition en 2007 a été une grande perte pour le monde de la science-fiction en France. Son héritage reste vivace à travers les nombreuses œuvres qu’il a traduites, éditées et fait connaître.
Livres de Patrice Duvic :
Autant en emporte le divan (1996)
Demain les puces (1986)
Monstres et monstruosités (1973)
Naissez, nous ferons le reste (1979)
Terminus (1987)
Pour en savoir plus sur Patrice Duvic :
La page Wikipédia sur P. Duvic
La page Noosfere sur P. Duvic
La page isfdb de P. Duvic
Octave Joncquel
Présentation de Octave Joncquel :
Octave Joncquel est un écrivain français, né en 1878 et décédé en 1938. Il est principalement connu pour ses écrits de science-fiction, aussi appelée à son époque « merveilleux-scientifique ».
Œuvres majeures en science-fiction
La contribution la plus notable de Joncquel à la science-fiction est le diptyque intitulé L’Épopée martienne, écrit en collaboration avec l’écrivain Théo Varlet. Ce cycle se compose de deux romans :
- Les Titans du ciel : Paru en 1921, ce roman narre l’invasion de la Terre par les Martiens.
- L’Agonie de la Terre : Publié en 1922, il constitue la suite du premier tome, décrivant l’établissement des Martiens sur notre planète.
C’est Joncquel qui a été à l’origine de ce cycle, proposant les manuscrits à son éditeur, Edgar Malfère. Ce dernier a toutefois confié les textes à Théo Varlet afin qu’il les retravaille en profondeur, notamment en modifiant la structure et en améliorant le style jugé parfois « médiocre » de Joncquel. Bien que le travail final soit le fruit d’une collaboration, Octave Joncquel est bien reconnu comme l’auteur initial de ces récits.
En dehors de ce diptyque, Octave Joncquel a également écrit d’autres œuvres comme le roman L’Homme qui supprima l’océan Atlantique. Il se représentait parfois dans des autoportraits signés.
Livres de Octave Joncquel :
L’épopée martienne :
- Les titans du ciel (1921)
- L’agonie de la terre (1922)
Intégrale :
- L’épopée martienne (????)
Pour en savoir plus sur Octave Joncquel :
La page Wikipédia sur O. Joncquel
La page Noosfere sur O. Joncquel
La page isfdb de O. Joncquel
Théophile Gautier

Présentation de Théophile Gautier :
Théophile Gautier (1811-1872) est un écrivain, poète et critique d’art français, figure majeure du romantisme et du mouvement parnassien. Son œuvre est d’une grande richesse et touche à de nombreux genres, mais c’est dans le domaine du fantastique qu’il a laissé une empreinte singulière, mêlant l’esthétisme du réel à l’irruption du surnaturel.
Jeunesse et débuts littéraires
Né à Tarbes en 1811, Théophile Gautier passe son enfance à Paris. Il se passionne très tôt pour la peinture et fréquente l’atelier du peintre Louis-Édouard Rioult. C’est cependant la littérature qui l’emporte, et il se lie d’amitié avec Gérard de Nerval et Victor Hugo, participant activement à la célèbre bataille d’Hernani en 1830. Il publie son premier recueil de poèmes, « Poésies », en 1830, et se fait remarquer par son style exubérant et sa défense de l’art pour l’art.
L’écrivain du fantastique
Le fantastique chez Théophile Gautier se distingue par son approche esthétique. Plutôt que de s’appuyer sur la peur ou l’horreur, il explore l’étrange et l’extraordinaire en les inscrivant dans un cadre réaliste et souvent d’une grande beauté. Ses personnages, souvent des artistes ou des rêveurs, sont confrontés à des phénomènes inexplicables qui les mettent face à la fragilité de la réalité.
« La Morte amoureuse » (1836) est considérée comme son chef-d’œuvre fantastique. Dans cette nouvelle, un jeune prêtre, Romuald, tombe amoureux d’une courtisane morte, Clarimonde. Le récit explore la dualité entre la vie pieuse du prêtre et la passion dévorante que lui inspire ce spectre, avec la mort comme point de convergence. [Image de Clarimonde, personnage de ‘La Morte amoureuse’]
« Avatar » (1856) aborde le thème de la transmigration des âmes. Le docteur Charbonneau propose à un jeune homme, le comte d’O, d’échanger son âme avec celle de son rival pour séduire la femme qu’il aime. Cette nouvelle met en scène les conséquences dramatiques de l’empiétement sur l’ordre naturel.
D’autres contes comme « Le Pied de momie » (1840) et « Arria Marcella » (1852) illustrent également l’intérêt de Gautier pour l’antiquité, la réincarnation et la capacité de l’art à faire revivre le passé. Dans « Arria Marcella », un voyageur à Pompéi se retrouve projeté dans le passé et s’éprend d’une femme ressuscitée grâce à l’empreinte de son sein dans la lave.
L’héritage de Gautier
Au-delà de ses œuvres fantastiques, Théophile Gautier est un critique d’art renommé, défendant les peintres romantiques et le mouvement parnassien. Il est l’auteur de recueils de poèmes majeurs comme « Émaux et Camées » (1852), où il affine sa théorie de l’art pour l’art et recherche la perfection formelle.
Sa fascination pour l’orient et les voyages se retrouve dans de nombreux récits comme « Voyage en Espagne » et « Constantinople ». Théophile Gautier décède en 1872, laissant derrière lui une œuvre polymorphe qui a influencé des générations d’écrivains, de Baudelaire aux symbolistes, et qui demeure une référence incontournable du fantastique littéraire. 📖
Livres de Théophile Gautier :
Intégrales :
- Coffret (1858, 1866, 1868)
- Romans et contes (1897)
Abécédaire du Salon de 1861 (1861)
Avatar (1857)
Caprices et Zigzags (1856)
Celle-ci et celle-là (1853)
Charles Baudelaire (1929)
Emaux et camées (1913)
Fortunio (1840)
Fusains et eaux-fortes (1880)
Gautier journaliste (2011)
Histoire du romantisme (1874)
Italia (1855)
Jean et Jeannette (1863)
Jettatura (1857)
La belle Jenny (1868)
La chaîne d’or (1896)
La mille et deuxième nuit (1898)
La morte amoureuse (1995)
Le Capitaine Fracasse (1861)
Le Capitaine Fracasse Tome 1 (1868)
Le Capitaine Fracasse Tome 2 (1868)
Le roi Candaule (1893)
Le roman de la momie (1858)
Les grotesques Tome 1 (1844)
Les grotesques Tome 2 (1844)
Les Jeunes France (1833)
Les noces de Cana de Paul Véronèse (1852)
Les roués innocents (1863)
Les vacances du lundi (1881)
Lettre à la présidente – Voyage en Italie 1850 (1890)
Loin de Paris (1865)
Mademoiselle de Maupin (1878)
Ménagerie intime (1869)
Militona (1847)
Nouvelles antiques et exotiques (1837-1840)
Nouvelles ironiques et fantastiques (1833-1845)
Nouvelles Tome 1 (xxxx)
Nouvelles Tome 2 (xxxx)
Nouvelles Tome 3 (xxxx)
Paris futurs (2013)
Poésies de Th. Gautier qui ne figureront pas dans ses oeuvres (1873)
Portraits contemporains (1874)
Portraits et souvenirs littéraires (1875)
Salon de 1847 (1847)
Souvenirs de théâtre, d’art et de critique (1904)
Spirite (1866)
Tableaux de siège (1871)
Voyage en Espagne (1881)
Pour en savoir plus sur Théophile Gautier :
La page Wikipédia sur T. Gautier
La page Noosfere sur T. Gautier
La page isfdb de T. Gautier
Pierre Christin

Présentation de Pierre Christin :
Pierre Christin était un scénariste de bande dessinée, journaliste, et écrivain français. Il est surtout connu pour avoir co-créé la série de science-fiction Valérian et Laureline avec son ami et collaborateur de longue date, le dessinateur Jean-Claude Mézières.
Jeunesse et formation
Né à Saint-Mandé le 27 janvier 1938, Pierre Christin a étudié à l’Institut d’études politiques de Paris (Sciences Po) et à la Sorbonne. Il obtient un doctorat en droit public. Il se lie d’amitié avec Jean-Claude Mézières et Jean Giraud, alias Moebius, durant ses années d’études. Au début des années 1960, il s’installe aux États-Unis pour enseigner le français à l’Université d’État de l’Utah, puis à l’Université de Montana. C’est durant cette période qu’il correspond avec Mézières et qu’ils décident de collaborer sur une bande dessinée.
Carrière
La série Valérian et Laureline a débuté en 1967 dans le journal Pilote. La série, qui a duré plus de 40 ans, a eu une influence considérable sur la bande dessinée de science-fiction et a inspiré de nombreux cinéastes, dont George Lucas pour Star Wars.
Outre son travail sur Valérian, Pierre Christin a collaboré avec d’autres grands noms de la bande dessinée :
- En 1970, il co-crée la série Les Phalanges de l’Ordre noir avec Enki Bilal. Leur collaboration s’est poursuivie sur plusieurs œuvres, dont La Croisière des oubliés et Partie de chasse.
- Il a aussi travaillé avec Annie Goetzinger sur Folle de Vierge et La Demoiselle de la Légion d’honneur.
- Il a collaboré avec Sébastien Verdier sur Le futur n’attend pas (2018), une biographie en bande dessinée de Valéry Giscard d’Estaing.
En parallèle de la bande dessinée, Pierre Christin a écrit plusieurs romans, essais et des reportages, notamment pour le journal Le Monde. Il a aussi été professeur à l’École supérieure des arts modernes (ESAM) et à l’École nationale supérieure des métiers de l’image et du son (La Fémis).
Style et thèmes
Les œuvres de Pierre Christin se distinguent par leur sens politique et social. Il a souvent exploré des thèmes complexes tels que la justice sociale, l’écologie, le totalitarisme, et la place de l’individu dans des systèmes complexes. Son style d’écriture se caractérise par des dialogues bien ciselés, une narration riche et des personnages psychologiquement profonds.
Mort et héritage
Pierre Christin est décédé le 6 mars 2024 à l’âge de 86 ans. Il a laissé derrière lui une œuvre immense et variée qui a marqué la bande dessinée francophone et a influencé des générations de créateurs. Son héritage repose sur sa capacité à allier l’aventure et la réflexion, rendant la bande dessinée accessible à un public adulte tout en conservant la fantaisie du genre.
Livres de Pierre Christin :
Agence Hardy :
- Le parfum disparu (2001)
- La trace pâle (2002)
- Le poison rouge (2006)
- Banlieue blanche, banlieue rouge (2006)
- Berlin, zone française (2008)
- Boulevard des crimes (2009)
- Les diamants fondent au soleil
Valérian et Laureline :
- La cité des eaux mouvantes (1970)
- L’Empire des mille planètes (1971)
- Le pays sans étoiles (1972)
- Bienvenue sur Alflolol (1972)
- Les oiseaux du maître (1973)
- L’ambassadeur des Ombres (1975)
- Sur les terres truquées (1976)
- Les héros de l’équinoxe (1978)
- Métro Châtelet (1980)
- Brooklyn Station – Terminus Cosmos (1981)
- Les spectres d’Inverloch (1984)
- Les foudres d’Hypsis (1985)
- Sur les frontières (1988)
- Les armes vivantes (1990)
- Les cercles du pouvoir (1994)
- Otages de l’Ultralum (1996)
- L’orphelin des astres (1998)
- Par des temps incertains (2001)
- Au bord du Grand rien (2004)
- L’ordre des pierres (2007)
- L’ouvre temps (2010)
- Souvenirs de futurs (2013)
Valérian et Laureline Hors-Séries :
- Les mauvais rêves (1983)
- Les habitants du ciel 2 (2000)
- Par les chemins de l’espace (1997)
Valérian :
- Paradiziac, la ville cachée (2017)
La maison du temps qui passe (1985)
Légers arrangements avec la vérité (2011)
Les phalanges de l’ordre noir (1979)
Les prédateurs enjolivés (1976)
Partie de chasse (1983)
Petits crimes contre les humanités (2018)
Pour en savoir plus sur Pierre Christin :
La page Wikipédia sur P. Christin
La page Noosfere sur P. Christin
La page isfdb de P. Christin
Jules Lermina

Présentation de Jules Lermina :
Jules Lermina (1839-1915) est un écrivain, journaliste et anarchiste français, moins connu que ses contemporains comme Jules Verne, mais dont l’œuvre mérite d’être redécouverte, notamment pour ses contributions au genre fantastique.
Vie et engagement
Né à Livry-Gargan en 1839, Lermina commence sa carrière comme journaliste. Son engagement politique est marqué par son anarchisme et son opposition au régime de Napoléon III. Il est notamment impliqué dans la Commune de Paris en 1871, ce qui lui vaut d’être emprisonné. Cet engagement se reflète dans une partie de ses écrits, souvent teintés d’une critique sociale et politique. Il fonde plusieurs journaux et participe activement à la vie littéraire et intellectuelle de son époque.
Œuvres fantastiques et de science-fiction
Si Lermina a écrit de nombreux romans populaires, d’aventures et des drames sociaux, c’est dans le domaine de l’imaginaire qu’il se distingue. Son œuvre fantastique, souvent publiée sous forme de feuilletons, s’inscrit dans la lignée du roman scientifique et d’anticipation, un genre très en vogue à la fin du XIXe siècle.
- Le Secret des quatre-sœurs (1894) : Ce roman est l’une de ses œuvres les plus marquantes. Il raconte l’histoire d’un savant qui découvre le moyen de créer la vie artificielle à partir de quatre jeunes femmes. Cette œuvre, qui explore les thèmes de la science sans conscience et de la création de l’homme par l’homme, est un exemple précoce de la science-fiction d’horreur.
- Le Fils de Monte-Cristo (1881) : Bien que ce roman soit une suite du célèbre roman d’Alexandre Dumas, Lermina y introduit des éléments fantastiques et d’aventure qui lui sont propres. Il prolonge le mythe de Monte-Cristo en y ajoutant des péripéties et des rebondissements qui le rapprochent du roman populaire d’anticipation.
- L’Effroyable Aventure (1899) : Ce roman, plus sombre, explore les thèmes du monstre et de la folie. Lermina y dépeint la décadence d’une famille et les conséquences d’expériences scientifiques macabres.
Les œuvres fantastiques de Lermina se caractérisent par un mélange de science, de mystère, de surnaturel et de critique sociale. Elles abordent des thèmes comme les limites de la science, la folie, les créations monstrueuses et les utopies (ou dystopies) scientifiques, ce qui les rapproche des œuvres de l’époque comme celles de Villiers de l’Isle-Adam ou de Jean de la Hire.
Lermina meurt en 1915, laissant derrière lui une œuvre prolifique et diversifiée. Bien que son nom soit resté dans l’ombre de ses célèbres contemporains, ses romans fantastiques témoignent de l’inventivité et de la richesse de la littérature populaire de la fin du XIXe siècle.
Livres de Jules Lermina :
Les loups de Paris :
- Le club des morts (1876)
- Les assises rouges (1876)
A brûler (1889)
A tes pieds ! (1889)
Alise (1893)
Histoires incroyables (1885)
L’A.B.C. du libertaire (1906)
L’effrayante aventure (1913)
L’élixir de vie (1890)
L’énigme (1895)
L’étranglée de la porte Saint-Martin (1908)
La criminelle (1881)
La deux fois morte (1895)
La magicienne (1892)
Le fils de Monte-Cristo (parties 1 et 2) (1881)
Les hystériques de Paris (1885)
Les mariages maudits (1880)
Mystère-Ville (1905)
Reine (1891)
To-ho le tueur d’or (???)
Pour en savoir plus sur Jules Lermina :
La page Wikipédia sur J. Lermina
La page Noosfere sur J. Lermina
La page isfdb de J. Lermina
André Laurie

Présentation de André Laurie :
Le vrai nom d’André Laurie était Jean-François Paschal Grousset. Il était un écrivain et un homme politique français né le 7 avril 1844 à Corte, en Corse, et mort le 9 avril 1909 à Paris.
Jeunesse et carrière politique
Jean-François Paschal Grousset a commencé sa carrière comme journaliste. Il a notamment collaboré à des journaux comme Le Figaro et La Marseillaise. Il a soutenu la Commune de Paris en 1871, ce qui lui a valu d’être déporté en Nouvelle-Calédonie. Il s’est évadé en 1874 et a trouvé refuge à Londres, où il a vécu en exil pendant plusieurs années.
Carrière d’écrivain
C’est pendant son exil qu’il a commencé à écrire des romans d’aventures et de science-fiction, en collaboration avec son ami Jules Verne. Il a pris le pseudonyme d’André Laurie pour cette activité littéraire. Leur collaboration a été fructueuse, mais a pris fin après 1883. André Laurie a continué à écrire seul et a publié plusieurs ouvrages de fiction, notamment :
- L’Héritier de Robinson (1884) : Une histoire d’aventure et de survie.
- Le Secret du mage (1890) : Un roman de science-fiction.
- Axel Ebersen, le grand marin (1893) : Un récit d’aventure maritime.
Ses romans étaient souvent destinés à un jeune public. Ses œuvres ont connu un grand succès et ont été traduites dans plusieurs langues.
Fin de vie
De retour en France après l’amnistie des communards, Paschal Grousset a été élu député de Paris en 1893. Il a continué à écrire sous son pseudonyme tout en poursuivant sa carrière politique. Il est décédé le 9 avril 1909, laissant derrière lui une œuvre littéraire abondante et une carrière politique remarquable.
Livres de André Laurie :
L’héritier de Robinson (1884)
La vie de collège (1896)
Le chef au bracelet d’or (1882)
Le filon de Gérard (1901)
Le géant de l’azur (1904)
Les exilés de la Terre (1888)
Mémoires d’un collégien (1881)
Mémoires d’un collégien russe (1889)
Spiridon le muet (1906)
Une année de collège à Paris (1883)
Pour en savoir plus sur André Laurie :
La page Wikipédia sur A. Laurie
La page Noosfere sur A. Laurie
La page isfdb de A. Laurie
Selma Lagerlöf

Présentation de Selma Lagerlöf :
Selma Lagerlöf était une écrivaine suédoise qui a remporté le prix Nobel de littérature en 1909. Elle est célèbre pour ses romans, ses histoires courtes et ses légendes qui sont souvent inspirés du folklore et de l’histoire suédoise.
Jeunesse et début de carrière
Selma Lagerlöf est née le 20 novembre 1858 à Mårbacka, en Suède. Elle a grandi dans une famille aisée, mais a souffert d’une maladie de la hanche qui l’a laissée avec un boitement permanent. Enfant, elle était une lectrice passionnée et a commencé à écrire de la poésie dès son plus jeune âge. Elle a également été une enseignante d’école pendant près de 10 ans avant de commencer à se consacrer entièrement à sa carrière d’écrivaine.
Carrière littéraire
Le premier roman de Lagerlöf, La saga de Gösta Berling, a été publié en 1891. Il raconte l’histoire d’un pasteur excommunié qui parcourt le pays en tant que vagabond. Le roman a été un succès immédiat et a établi la réputation de Lagerlöf en tant qu’écrivaine.
Certaines de ses œuvres les plus célèbres incluent :
- Les Contes des rois-mages (1894) : Une collection de contes de Noël qui sont inspirés de la Bible.
- Jérusalem (1901) : Un roman en deux parties qui raconte l’histoire d’un groupe de paysans suédois qui émigrent en Palestine.
- Le merveilleux voyage de Nils Holgersson à travers la Suède (1906) : Un roman pour enfants qui raconte les aventures d’un jeune garçon qui est transformé en un pouce et qui voyage à travers la Suède à dos de bernache du Canada.
En 1909, elle a reçu le prix Nobel de littérature pour « la noble idéalité, la vivante imagination et l’heureuse combinaison de l’ancienne et de la nouvelle manière qu’on trouve dans ses écrits. » Elle a été la première femme à recevoir ce prix.
Fin de vie et héritage
Selma Lagerlöf est décédée le 16 mars 1940 à Mårbacka, sa maison d’enfance. Elle était une figure marquante de la littérature suédoise et ses œuvres ont été traduites dans le monde entier. Son travail est encore lu et apprécié aujourd’hui pour son imagination, sa beauté et son humanité.
Livres de Selma Lagerlöf :
Des trolls et des hommes (1910)
L’anneau du pêcheur (1939)
L’argent de monsieur Arne (1904)
L’empereur du Portugal (1914)
La légende de Gösta Berling (1905)
Le charretier de la mort (1912)
Le livre de Noël (1945)
Le livre des légendes (1910)
Le merveilleux voyage de Nils Holgersson à travers la Suède (1906)
Le monde des trolls (1915-1921)
Le violon du fou (1899)
Les liens invisibles (1894)
Pour en savoir plus sur Selma Lagerlöf :
La page Wikipédia sur S. Lagerlöf
La page Noosfere sur S. Lagerlöf
La page isfdb de S. Lagerlöf